N'ayez crainte: aucun maïs ni autre végétal sur le marché n'a été «trafiqué» avec un gène de poisson. L'exemple du gène de poisson ajouté à une fraise est souvent repris, notamment par l'organisme Greenpeace, pour illustrer jusqu'où pourrait aller le transgénisme. Ce cas tient toutefois de la légende urbaine.
OGM ou le mélange des espèces
Le génie génétique permet aujourd'hui de mélanger des espèces incompatibles à la reproduction, donc à qui la nature ne permettrait pas, normalement, de s'échanger des gènes. L'humain, lui, le peut. Le but du transgénisme est de transférer à un organisme les propriétés d'un autre: on voudra ainsi augmenter l'aptitude d'une plante à se défendre contre certains insectes, retarder son mûrissement ou encore lui conférer une meilleure valeur nutritive. En théorie, une plante pourrait réagir au transgénisme en produisant des protéines, ou un allergène, pour contrer le gène intrus. Mais jusqu'à présent il n'y a pas de preuve que les organismes génétiquement modifiés (OGM) augmentent les risques d'allergies alimentaires. Par ailleurs, Santé Canada est responsable d'évaluer les risques d'intoxication et de réaction allergique de chaque OGM commercialisé au pays. Il n'y a présentement aucun OGM approuvé ou commercialisé qui contienne un gène lié à des allergènes connus.
Notez finalement que, à l'heure actuelle, aucun fruit ni légume sur le marché n'est génétiquement modifié: ni le maïs, ni la fraise, ni la tomate, ni la pomme de terre. Le seul OGM vendu est le maïs-grain, réservé à l'alimentation de certains animaux ou à la transformation alimentaire (pour en faire de l'huile ou de la fécule, par exemple). Vous pourrez donc croquer votre épi en toute tranquillité à la prochaine épluchette!
Source
Gouvernement du Québec. Toxicité et allergies liées à la présence du gène inséré - Source d'information sur les organismes génétiquement modifiés


