On estime que 7 400 Québécois (dont 3 000 femmes) recevront un diagnostic de cancer du poumon et que 6 500 mourront des suites de la maladie cette année. C'est le type de cancer le plus mortel et le Québec est particulièrement touché. La province compte 23 % de la population canadienne mais 32 % des cas de cancer du poumon.

L'usage du tabac est directement lié à 85 % des cas de cancer du poumon. Pour la Société canadienne du cancer (SCC), il est donc essentiel de lutter contre le tabagisme et d'investir dans la recherche, notamment en matière de prévention. La Division du Québec de la SCC mène plusieurs actions majeures auprès des pouvoirs publics. Cet été, grâce à l'aide de ses bénévoles et donateurs, elle a envoyé plus de 26 000 lettres contre le tabac de contrebande aux décideurs fédéraux.

La SCC est aussi présente sur le front de la recherche. Plusieurs projets scientifiques, liés au tabagisme sont financés par la Société canadienne du cancer. Parmi ces projets, on trouve celui d'une chercheuse qui s'intéresse particulièrement aux jeunes et au tabac.

Au Centre de recherche du CHUM, à Montréal, la Dre Jennifer O'Loughlin réalise une étude à long terme sur le tabagisme et la dépendance à la nicotine chez les adolescents. Depuis 1999, la chercheuse suit près de 1000 élèves recrutés dans dix écoles et étudie les facteurs de risque génétiques et environnementaux intervenant dans la dépendance à la nicotine. Grâce au soutien de la SCC, son équipe espère pouvoir améliorer les programmes de prévention pour les jeunes.

Une autre chercheuse du Centre de recherche du CHUM, la Dre Anita Koushik s'intéresse à l'effet de l'activité physique et à l'apport d'aliments riches en flavonoïdes sur le cancer du poumon. Les flavonoïdes sont des composés que l'on retrouve dans certains fruits, dans le thé et le vin. Ils pourraient avoir un effet protecteur.

Cette année, la Société canadienne du cancer a consacré 3,5 millions de dollars à la recherche sur le cancer du poumon partout au Canada.