Les bagarres et les dangers des coups à la tête font l’actualité chaque fois qu’un joueur de hockey ou de football est tenu au repos à cause d’une commotion cérébrale. Le point sur les traumatismes crâniens dans les sports.
Les commotions cérébrales en contexte sportif, ou traumatismes craniocérébraux légers (TCCL), sont un problème de santé fréquent. Ils représentent 10 % des cas de TCCL qui se présentent aux urgences, rapporte le Dr Pierre Guérette. Urgentologue au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, il se réjouit de la médiatisation du phénomène chez les joueurs de la Ligue nationale de hockey. «Ça nous permet de sensibiliser les personnes atteintes qui ont souvent tendance à minimiser les conséquences d'un choc à la tête.»
Les symptômes des TCCL
Malgré les risques de conséquences graves que présentent les TCCL, les symptômes sont encore mal identifiés. Une étude réalisée auprès de la ligue canadienne de football a démontré que quatre joueurs sur cinq ne reconnaissent pas souffrir d'un TCCL malgré la présence de symptôme évocateur. «Il faut tout d'abord qu'il y ait eu un coup, explique la Dre Stéphanie Madore, médecin à l'urgence du CSSS Drumond, responsable du comité de traumatologie de l'établissement et membre de l'Association québécoise des médecins du sport (AQMS). Le coup n'est pas nécessairement porté à la tête. Il peut toucher une autre partie du corps, comme lors d'un placage à l'épaule au hockey, et provoquer une secousse à la tête.»
Dans les heures qui suivent l'incident, l'athlète peut ressentir différents symptômes, comme des maux de tête, des étourdissements, des nausées ou des vomissements. «Il peut même présenter des symptômes émotionnels, être déprimé, être anxieux ou avoir des problèmes de concentration», ajoute le Dr Guérette.

