Les détracteurs de la vaccination invoquent souvent qu’un vaccin administré contre une maladie peut en déclencher une autre, comme l’hépatite B et la sclérose en plaques.
Ainsi, des gens ont cru au mythe voulant que le vaccin RRO (contre la rougeole, la rubéole et les oreillons) provoque l'autisme. En France, dans les années 90, un tel cocktail imaginaire a défrayé les manchettes. Quand politiciens et journalistes se font la guerre, par hépatite B et sclérose en plaques interposées...
La vaccination contre l'hépatite B n'a pu être que largement recommandée par différentes instances.
S'il ne fallait retenir qu'un seul des grands progrès médicaux du XXe siècle, il s'agirait sans nul doute de la vaccination. Depuis son avènement, cette technique d'immunisation contre différents agents infectieux a permis d'obtenir des résultats exceptionnels en termes de vies épargnées et d'éradication des maladies.
Succès du vaccin contre l'hépatite B
Parmi les maladies infectieuses désormais évitables par la vaccination figure l'hépatite B. Cette dernière, due à l'infection par le virus de l'hépatite B, peut se manifester à la fois sous une forme aiguë, potentiellement mortelle dans 1 à 2 % des cas, mais aussi évoluer vers la chronicité dont l'aboutissement peut être la cirrhose et l'hépatocarcinome. Le principal facteur de risque connu de portage chronique est l'âge auquel on contracte la maladie: le risque décroît avec l'âge. Ainsi, chez un adulte, le risque de devenir porteur chronique se situe entre 5 et 10 %. Chez un nouveau-né, dont la mère est porteuse chronique de l'hépatite B, le risque qu'il le contracte à son tour est supérieur à 90 %.
La vaccination est devenue la seule mesure préventive contre l'hépatite B. Son efficacité a été largement démontrée à différents niveaux:
§ l'organisme produit les anticorps protecteurs spécifiques;
§ partout où la vaccination a été généralisée, le nombre de cas a chuté;
§ en vaccinant les nouveau-nés de mères porteuses du virus de l'hépatite B, on a fait baisser le nombre de cas de carcinome hépatocellulaire à l'adolescence. Une étude démonstrative menée à Taiwan a d'ailleurs fait du vaccin contre l'hépatite B le premier vaccin contre un cancer, celui du foie.
Considérant ainsi les bénéfices qu'apportent le vaccin en regard des effets secondaires rapportés dans les études (par exemples: réactions locales, fièvre), la vaccination contre l'hépatite B n'a pu être que largement recommandée par différentes instances, y compris l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Consultez nos autres articles sur la vaccination et les vaccins.

