Fini les bouteilles d’eau sur les tables des conseils. Les maires du Canada veulent réduire la vente et l’achat d’eau embouteillée dans les édifices municipaux et favoriser la consommation d'eau qui vient de leur réseau.
La Fédération canadienne des municipalités (FCM) a adopté en mars 2009 une résolution qui encourage ses 1775 membres à cesser graduellement d'acheter et de vendre de l'eau embouteillée dans toutes leurs installations, lorsque l'eau potable est accessible. Les bouteilles d'eau disparaîtront des tables des salles de réunion et des machines distributrices. Elles seront remplacées par des fontaines et des systèmes de réfrigération. Et les municipalités devront faire campagne pour vanter les avantages et la qualité de l'eau qu'elles fournissent.
La FCM n'est toutefois pas allée jusqu'à bannir les bouteilles d'eau des édifices municipaux, la réglementation de l'eau embouteillée destinée à la consommation publique étant de compétence provinciale et fédérale. Plusieurs municipalités canadiennes, dont Toronto, ont toutefois entrepris des démarches en ce sens.
«Les municipalités s'efforcent de donner l'exemple afin d'encourager la consommation d'une eau plus respectueuse de l'environnement», souligne Jean Perrault, président de la FCM et maire de Sherbrooke. Il ajoute que tous les ordres de gouvernement doivent collaborer afin de «réduire la consommation de cette eau qui engendre du gaspillage, coûte davantage et consomme plus d'énergie que la bonne eau fiable du robinet».
Les élus municipaux veulent cependant éviter que les bouteilles d'eau soient remplacées par des boissons gazeuses ou énergétiques, moins bonnes pour la santé. «Si l'on retire l'eau des machines distributrices mais qu'on y laisse les boissons gazeuses, les gens vont tout simplement acheter autre chose. Le même nombre de bouteilles sera consommé», souligne le maire Perrault.

