Les enfants qui vivent dans les quartiers où se trouvent un grand nombre de parcs et d’espaces verts marchent davantage. Le principe vaut aussi pour les adultes. Les municipalités ont tout avantage à modifier leur aménagement pour inciter leurs citoyens à marcher.
Les résultats d'une étude canadienne en cours présentés au congrès de l'American Heart Association, en mars 2009, montre que les enfants qui vivent dans les quartiers où se trouvent un plus grand nombre de parcs, d'espaces verts et d'aires récréatives optent davantage dans le transport actif. Pour chaque parc additionnel situé dans un rayon de 750 m de leur domicile, la probabilité de marcher jusqu'à l'école est plus du double chez les filles et celle de la marche de détente chez les garçons augmente de 60 %. Ces résultats sont les mêmes lorsque l'on tient compte du revenu familial et du niveau moyen de scolarité dans le quartier (indicateur des quartiers défavorisés).
«Nous avons établi un lien entre le nombre et la proximité des parcs et la fréquence de marche des enfants âgés de 8 à 10 ans, explique Tracie Barnett, auteure principale, professeure au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche de l'hôpital Sainte-Justine. C'est important du fait que le transport actif, à pied ou en vélo, est une stratégie prometteuse en matière de santé publique pour augmenter la dépense énergétique et freiner l'épidémie d'obésité. Nous savons que depuis 30 ans les enfants marchent de moins en moins pour aller à l'école alors que les taux d'obésité augmentent, ce qui laisse croire que ces deux phénomènes pourraient être liés.»
Les résultats font partie de la Quebec Adipose and Lifestyle Investigation in Youth (QUALITY), qui suivra pendant 10 ans, jusqu'à ce qu'ils aient 18 ans, quelque 600 enfants qui courent de grands risques d'obésité du fait que l'un de leurs parents est obèse, afin de déterminer les effets de leur milieu sur l'obésité.
