Il faut forcer et stresser pour s'améliorer!
Pour s'améliorer, donc, il faut «forcer», c'est-à -dire qu'il faut soumettre des processus physiologiques à un stress assez élevé. Suffisamment en tout cas pour:
- provoquer un déséquilibre physiologique;
- mettre en branle des processus assurant l'homéostasie;
- stimuler l'amélioration de ces processus.
Le hic, c'est qu'on ne peut maintenir longtemps une intensité élevée. Voilà pourquoi l'entraînement intermittent est si populaire parmi les athlètes de haut niveau: il permet d'effectuer plus de travail à haute intensité que l'entraînement de type continu, sans toutefois provoquer trop de fatigue. L'autre problème, c'est qu'en «forçant» trop et trop souvent, on risque de souffrir du syndrome du surentraînement. Il n'y a pas de recettes: il faut apprendre à doser son effort et savoir quand se ménager avant qu'il ne soit trop tard.
Curieusement, certains processus physiologiques ne s'améliorent pas même si on les met à l'épreuve régulièrement. Par exemple, l'habileté à faire passer du système digestif à la circulation sanguine l'eau que l'on boit pendant l'effort ne semble pas s'améliorer, quoi que l'on fasse à l'entraînement.
Il est donc nécessaire de «forcer» à l'entraînement pour améliorer sa condition physique et sa performance. Il semble toutefois qu'on puisse prévenir plusieurs maladies graves qui affligent une grande partie de la population en pratiquant des activités physiques à intensité faible ou moyenne, à condition de le faire régulièrement. On pense par exemple aux maladies cardiovasculaires, dont l'hypertension, aux dyslipidémies (trop de «mauvais» transporteurs du cholestérol, pas assez de «bon»), au diabète de type 2, à l'ostéoporose, au surplus de poids.
«Volume» d'activité et bénéfices pour la santé
Plus une personne est active, plus elle en retire des bénéfices pour sa santé. Ça, c'est clair. Cependant, l'effet bénéfique de l'activité physique pour la santé tend progressivement à plafonner lorsque le «volume» d'activité augmente. Ainsi, la personne sédentaire qui augmente son activité physique et majore ainsi sa dépense énergétique de, par exemple, 1 000 kcal par semaine, diminuera beaucoup ses risques d'être éventuellement atteinte de certaines maladies. En revanche, chez une personne déjà physiquement active, donc en meilleure santé, une augmentation identique d'activité physique ne réduira pas autant le risque de maladie, puisque ce risque est déjà faible.

