Le rôle des parents

Le déclin de la marche et du vélo s'explique également par les habitudes de vie des parents. Ces derniers ne montrent pas toujours le bon exemple à leur enfant. M. Lewis a noté que la grande majorité des parents a tendance à utiliser la voiture pour conduire les enfants à l'école, même si celle-ci se trouve tout près de la maison. Un des facteurs qui pousserait les parents à utiliser leur véhicule est de nature sécuritaire. Dans les milieux urbains, les parents craignent pour la sécurité des enfants. Dans ce cas, la sécurité prévaut sur la santé des jeunes, a remarqué M. Lewis.

Des mesures pour faire marcher les enfants

À la suite de ces résultats révélateurs, les chercheurs ont émis trois recommandations afin de favoriser la pratique de la marche et du vélo chez les écoliers. Ces recommandations visent le réseau scolaire, les villes et les parents d'élèves de niveau primaire.

1-    Le réseau scolaire doit s'imposer comme un promoteur de la santé, ce qui signifie notamment que le potentiel de marche devrait être davantage considéré lorsqu'on décide de fermer ou d'ouvrir une école, ou que l'on détermine dans quelles écoles seront offerts les programmes à volet particulier.

2-    Le cadre urbain actuel, qui n'est pas sans danger pour les écoliers, doit être radicalement modifié. Il faut plus que sécuriser les abords des écoles; les mesures d'aménagement doivent porter sur l'ensemble du milieu urbain, de façon à améliorer les conditions de sécurité partout où les enfants (et les adultes) sont susceptibles de circuler. Il est impératif de redonner l'espace aux piétons et cyclistes sacrifiés au profit de la fluidité automobile. Il faut aussi encourager le transport collectif et surveiller de façon plus serrée le respect des limites de vitesse par les automobilistes.

3-    Les habitudes de déplacement des enfants étant fortement déterminées par celles des parents, les enfants les plus susceptibles de marcher vers l'école sont ceux dont au moins un des parents marche ou utilise le transport collectif. Si les parents ne sont pas convaincus de l'importance de la marche quant à la dépense d'énergie quotidienne et à l'apprentissage de l'autonomie, et s'ils n'acceptent pas de laisser leurs enfants marcher, seuls ou accompagnés, pour aller à l'école, ces derniers ne marcheront pas.