Prévenir les blessures à l'œil
Des statistiques canadiennes démontrent clairement que le port du protecteur facial permet de prévenir les lésions oculaires. Durant la saison de hockey de 1974-75, avant que les joueurs de hockey mineur ne soient tenus de porter un protecteur facial, on avait dénombré 258 lésions oculaires, dont 43 avaient entraîné la perte de l'usage d'un œil. L'âge moyen d'un joueur blessé était de 14 ans. Durant la saison de 1992-93, seulement 31 blessures aux yeux furent signalées, dont quatre avaient entraîné la perte de l'usage d'un œil. Quant à l'âge moyen des joueurs, il est passé à 33 ans. Durant la saison de 2001-2002, seulement quatre blessures à l'œil ont été enregistrées, dont deux occasionnant la perte de l'usage d'un œil.
Bien ajuster son casque de hockey
Entre 1972 et 2002, 311 personnes ont perdu l'usage d'un œil. Il importe de noter qu'aucun de ces joueurs blessés ne portait un protecteur facial homologué par la CSA. Durant les quatre dernières saisons de hockey toutefois, sept joueurs se sont blessés aux yeux alors qu'ils portaient une visière. Dans tous ces cas, on suppose que la visière n'était pas bien ajustée. Le casque doit être retenu par une mentonnière bien ajustée, et non par une sangle de nuque desserrée.
Mauvais exemple des ligues majeurs
Les ligues majeures ne donnent pas le bon exemple en ne rendant pas obligatoire le port de l'équipement de protection. Certains joueurs professionnels ne veulent même pas porter le bon équipement de protection des yeux et du visage. Ils soutiennent que cet équipement leur nuit et qu'il peut gêner leur performance. Dans la LNH, les joueurs ne portant pas de masque représentent 95 % des toutes les blessures aux yeux et au visage nécessitant des soins médicaux.
Le Conseil canadien de la sécurité recommande aux joueurs de hockey de tout âge (qu'il s'agisse de ligues organisées ou pas) de porter un casque et une visière afin de se protéger la tête et les yeux.

