L'équitation comme activité sportive gagne en popularité. Les sites spécialement aménagés pour le sport se multiplient. Le Québec compterait quelque 3000 écuries, dont près de 600 sont ouvertes au public. Certaines se spécialisent dans les randonnées de courtes durées, d'autres privilégient les longs périples, alors que d'autres se consacrent à l'enseignement. Il est donc assez facile de partir en randonnées pour quelques heures, peu importe la région que l'on habite. Les cavaliers les plus mordus peuvent même s'offrir la vie de cowboy. Dans certains ranchs, on peut garder et conduire un troupeau de bovins ou séjourner quelques jours pour s'initier aux soins des chevaux.

Mais pas besoin de se prendre pour Billy the Kid pour apprécier une balade à cheval. Il suffit d'un guide compétent et d'une bonne monture.

Mariage cavalier-monture

Le premier travail des guides est d'assurer le mariage parfait entre les cavaliers et les montures. Le cheval doit convenir à la fois au physique et à la personnalité de celui qui le monte. Un animal fringant ne tolérera pas, par exemple, une personne nerveuse.

Les guides observent les visiteurs à leur arrivée, suivent leurs réactions vis-à-vis chevaux : s'approchent-ils pour leur flatter les flancs ou se montrent-ils timides, craintifs? Il leur suffit de quelques minutes pour déterminer à qui confier la jument un peu rebelle, le cheval plus docile ou celui un peu plus fringant. Ce choix a une importance déterminante sur l'appréciation qu'auront les cavaliers de leur balade. En effet, quoi de pire que de se retrouver sur une monture qui refuse de suivre nos instructions ou qui accélère le pas alors que notre crainte nous inciterait plutôt à adopter un pas de tortue.

Balade dans la nature et l'histoire

Une fois tout le monde en selle, la chevauchée se met en branle. La balade débute à un rythme tranquille pour permettre à tous les cavaliers de prendre leur aise sur la selle et de manier les rennes. Au début, pas de galop, juste le pas et un peu de trot. C'est le moment de profiter du paysage et d'observer les oiseaux et les petits animaux qui croisent la piste. L'automne est une des plus belles saisons pour l'équitation. Le paysage est coloré et les chevaux plus fringants que dans les grandes chaleurs estivales.

Une fois que le guide sent ses cavaliers bien en selle, il pousse sa monture vers un petit galop. Avec les cavaliers plus expérimentés, les guides se permettent d'accélérer la cadence et d'emprunter des parcours plus accidentés. Le guide devrait s'assurer que les cavaliers maîtrisent bien une des trois allures du cheval (pas, trot ou galop) avant de partir pour de longues chevauchées.

Certains centres proposent également des randonnées thématiques qui permettent de découvrir le Québec par la porte d'en arrière. On peut ainsi découvrir l'histoire d'une région, suivre les traces des coureurs des bois, observer des cabanes de castors et des traces d'ours noir ou encore goûter la gastronomie régionale chez les producteurs des environs.