Les fibres naturelles, comme la flanelle ou la laine douce, sont aussi d'excellents choix. À la différence du coton, qui glace la peau une fois mouillé, la laine conserve ses qualités isolantes même lorsqu'elle est humide. La laine mérinos de Nouvelle-Zélande est parfaite pour ceux qui n'aiment pas les fibres synthétiques. Plus fine que la laine traditionnelle, elle est douce, extrêmement absorbante et à l'épreuve de l'eau. Ses fibres peuvent même absorber, et relativement rapidement, jusqu'au tiers de leur poids. Elles empêchent de ce fait les odeurs, ce qui n'est pas le cas des fibres synthétiques.
Couche no 2: de l'isolant pour rester au chaud
Pour poursuivre notre analogie avec la maison, c'est l'équivalent de la laine minérale dans les murs. Le vêtement type contient un savant mélange de fibres isolantes et «respirantes» (laine polaire, coton-polyester). Comme vous l'avez fait pour la première couche, vous choisirez l'épaisseur de celle-ci en fonction de la dépense énergétique inhérente à l'activité que vous pratiquez. Une bonne idée: porter deux minces couches isolantes. Si vous avez trop chaud, vous enlevez simplement une de ces deux couches, tout en conservant la troisième, essentielle pour vous protéger contre le froid et le vent.
Couche no 3: le coupe-vent
Semblable au revêtement extérieur de la maison, la troisième couche ou coquille agit comme coupe-vent, imperméable et «déshumidificateur». Par conséquent, les vêtements qui la composent doivent opposer une barrière à l'air et à l'eau, tout en restant perméables à l'humidité produite par la transpiration. En quelque sorte, c'est l'effet déshumidificateur. Plusieurs fibres synthétiques jouent ce rôle à merveille (Gore-Tex, Defender, Thinsulate, Windstopper, etc.). Laquelle choisir? Ici encore, tout dépend de l'activité physique mais aussi de votre budget puisque certaines fibres, le Goretex notamment, sont plutôt chères. (voir notre article «Entrez dans votre coquille»)
Il arrive souvent que cette dernière couche se limite à un blouson ou un anorak en nylon traité, c'est-à -dire recouvert d'un enduit protecteur qui respire. Pensez à porter une combinaison si vous pratiquez une activité qui vous expose au vent, comme le ski alpin ou la motoneige, et si les grands froids ne vous font pas peur. La combinaison crée un effet «cheminée » qui oblige la chaleur produite par les muscles à remonter vers le haut du corps. L'épaisseur et le degré d'imperméabilité de cette troisième couche varieront en fonction de l'activité que vous pratiquez.

