Catherine Crépeau, édimestre
Crédit photo: Catherine Crépeau
Les skis glissent dans la poudreuse dans le silence du matin. L'activité « premières traces » de Sugarbush est un incontournable. La sortie matinale permet à une douzaine de skieurs de profiter des pistes du Lincoln Peak, alors que la brume recouvre encore la vallée. Un moment de tranquillité et de liberté.
Des sommets qui pointent à plus de 600 mètres, de la poudreuse à profusion, le Vermont est le paradis des skieurs. Une destination aux multiples personnalités qui saura ravir les mordus autant que les familles qui s'initient au ski alpin.
À moins de trois heures de route de Montréal, et à quelques kilomètres de distance les unes des autres, les stations Sugarbush, Mad River Glen et Bolton Valley présentent trois personnalités bien distinctes. Si la première montre une façade luxueuse, la seconde est la plus puriste des stations du Vermont, alors que la troisième se veut accessible pour tous, notamment les familles. Mais peu importe la facture de la station, la qualité du ski est au rendez-vous avec des chutes de neige moyenne de 600 à 800 centimètres annuellement.
À première vue, Sugarbush n'a rien d'impressionnant, mais les 111 pistes de la station offrent des défis intéressants aux skieurs qui aiment la poudreuse, les bosses et les sous-bois. Deux parcs à neige et une vingtaine de sous-bois leur servent de terrains de jeux. Les skieurs moins expérimentés et les familles ont aussi leur place dans la soixantaine de pistes identifiées intermédiaires et débutantes. Outre les trois sommets accessibles depuis le village au pied des pentes, les skieurs peuvent dévaler les flancs du mont Ellen, relié aux demi-heures par une navette. Les plus aguerris apprécieront le secteur hors-piste protégé situé entre North Lynx Peak et le mont Ellen ou se dirigeront vers la station voisine de Mad River Glen
Mad River Glen est la station des « vrais » skieurs. Ceux qui aiment la poudreuse et les sous-bois et n'ont rien à faire des autoroutes au tapis blanc que déroulent la plupart des stations de ski. « Ski la si tu peux », le slogan affiché dans plusieurs langues dans le bar de la station est sans équivoque! Ici, pas d'immense chalet ou de remontées débrayables ou quadruples. Les pistes sont étroites et la neige presque 100 % naturelle - la station ne dispose que de deux canons à neige. Seules quelques pistes débutantes et intermédiaires sont travaillées mécaniquement, les autres étant trop étroites ou trop pentues pour être damées. Et de toute façon, la clientèle ne l'accepterait pas! En effet, la coopérative constituée en 1995 pour acheter la station ouverte en 1949 s'est donnée comme mission de limiter le nombre de skieurs pour assurer le caractère classique de l'expérience ski et de minimiser les interventions pour modifier le profil naturel des pistes. De même, les planchistes ont été exclus dès leur apparition en raison de leur attitude, souligne Eric Friedman, directeur du marketing.
D'allure modeste au premier regard, la montagne de Bolton Valley est plus impressionnante qu'on pourrait le penser avec ses trois sommets et ses 71 pistes partagées également entre les degrés de difficulté: faciles, intermédiaires et experts. Les pistes étant aménagées, pour la majorité, autour d'un même point d'arrivée il est facile de se retrouver entre amis ou en famille, même si on n'emprunte pas toujours les mêmes pistes. La station est également la seule au Vermont à permettre de skier la nuit sur une partie de ses pistes.
* Ce voyage a été effectué à l’invitation de Ski Vermont.
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