Santé Canada inspectera 18 000 résidences d’ici 2011 afin de détecter les concentrations de radon, un gaz radioactif qui émane du sol et s'infiltre dans les maisons, alors que Québec planche toujours sur son plan d’action.
L'enquête de Santé Canada vise à déterminer les concentrations de radon résidentiel au pays et les régions où l'exposition au radon constitue un problème de santé pour mieux cibler ses campagnes de sensibilisation. D'ici 2011, une série de tests sera réalisée dans 18 000 résidences pour savoir combien dépassent la limite de 200 Bq/m3 fixée par Santé Canada.
Visite dans les édifices fédéraux
L'enquête sur le radon résidentiel s'ajoute à celle menée dans les édifices fédéraux. Santé Canada a entrepris à l'été 2008 de visiter des bureaux de poste, des postes frontaliers et des bureaux fédéraux occupés plus de quatre heures par jour pour mesurer la concentration de radon. Huit mois plus tard, près de 140 édifices ont été inspectés au Québec. D'ici trois ans, entre 3 000 et 4 000 édifices fédéraux devraient être visités.
Québec prépare son plan de protection
Québec continue pour sa part de plancher sur sa Stratégie québécoise de protection de la santé publique contre le radon. Un plan d'action devrait être mis en place d'ici à 2010. Ce dernier inclurait l'inspection des écoles pour mesurer la concentration de radon et viserait éventuellement des bureaux, des hôpitaux et autres édifices publics. Les responsables de la santé publique souhaitent aussi réaliser la cartographie du radon au Québec pour cibler les zones à risque.
En 2007, un projet-pilote pour mesurer les concentrations de radon dans les édifices publics avait révélé des concentrations supérieures aux normes dans une seule des cinq écoles participantes, soit l'école des Sommets, à Saint-Sébastien, dans la région du Granit. Un an et plusieurs meures d'atténuation plus tard, la concentration était passée de 488 Bq/m³ à 289 Bq/m³ mais restait au-delà de la norme canadienne.
Il s'agissait du premier programme de dépistage dans les édifices publics. Les précédents avaient toujours ciblés les résidences. En 2004, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) soulignait pourtant l'efficacité d'un programme de dépistage dans les édifices publics. Le rapport indiquait que ces programmes semblaient plus efficaces pour prévenir le cancer du poumon que la promotion du dépistage volontaire, sur une base individuelle, dans les maisons.

