Une tradition en Europe et en Asie
Plusieurs travaux ont mis en évidence le rôle de la culture sur les possibilités et les dispositions des parents et des enfants à résider sous le même toit.
La cohabitation intergénérationnelle représente la norme et une pratique courante dans le sud de l'Europe, comme en Italie pour reprendre l'exemple d'Antoinette, ou encore en Asie du Sud-Est, en référence aux influences de la famille de France, où plus des trois quarts des personnes âgées résident avec un ou plusieurs de leurs enfants. Là où la cohabitation intergénérationnelle constitue une tradition, elle est généralement considérée par les «grands» enfants comme une occasion de partage et de réverbération de l'amour reçu au cours de leur vie.
Au Québec, le dévouement intergénérationnel ne fait pas pour autant exception. On le voit spontanément poindre en présence de handicaps ou de maladies. Mais il est clair qu'au-delà des situations médicales ou de compassion, la cohabitation intergénérationnelle s'instaure de plus en plus. Elle est en quelque sorte en amont de la notion d'aidant naturel. Avant d'être un soignant, on est colocataire.
Le saviez-vous?
Selon une étude de la Société canadienne d'hypothèques et de logement publiée en avril 2004, la cohabitation intergénérationnelle est une expérience positive, que ce soit au niveau de la santé, de la sécurité, de la sociabilité, de la vie quotidienne ou de l'entretien ménager.

