Les emballages de plastique ont la cote dans l’industrie de l’alimentation et des breuvages. S’ils sont légers et pratiques, ils sont loin d’être écologiques.
Sauce tomate, mayonnaise, jus sont dorénavant devenus maniables avec cinq doigts. Ils s'ajoutent aux pots de yogourt et autres contenants à sauces et huiles alimentaires faits de plastique. L'industrie de l'emballage les choisit parce qu'ils sont légers, incassables, déformables, tout en étant résistants et moins dispendieux, comparés au fer et au verre. Des manufacturiers agro-alimentaires ont mis ce nouveau produit aux couleurs de la mode, lui collant une allure de renouveau.
Certains prétendent que leur poids minceur fait épargner des millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère et réduit les autres gaz à effet de serre. D'autres y voient une façon d'économiser sur les caissons de transport, chargés au poids. Pratiques, ils se logent bien en un espace réduit, ils se vident aisément, ils se plient, se rincent, occupent moins de place dans une boîte à lunch et dans un bac à déchet.
Sauf, que ces plastiques que l'industrie voudrait nous vendre comme écologiques ne sont pas tous recyclables. Seuls les plastiques alimentaires et de breuvages identifiés avec les sigles PETE 1, HDPE 2, LDPE 4 et PP 5 sont sans danger pour la santé. Il faut éviter les plastiques marqués v 3, PS 6 et PC 7.

