Très répandue dans le sud du Québec, l'herbe à poux - de son nom latin Ambrosia artemisifolia - incommode une personne sur cinq, de la fin juillet au premières gelées. Elle se trouve couramment le long des routes, dans les champs et dans les terrains vagues des grandes villes, avec un penchant pour les emprises de voies ferrées et le bord des trottoirs. Encouragée par les rayons du soleil, elle pousse comme... une mauvaise herbe!

Avec ses feuilles dentelées et ses minuscules fleurs, l'herbe à poux est facilement reconnaissable. Sa tige, couverte de poils, est surmontée de feuilles d'un vert grisâtre, minces et étroitement découpées, un peu comme celles de la carotte. Elles sont opposées à la base et alternent dans le haut. Pendant les mois de juin et de juillet, la plante se garnit de petites fleurs vertes regroupées en forme d'épi au sommet des tiges. En août, la floraison éclate pour laisser s'envoler dans l'air des milliards de grains de pollen.

Pollen et allergie

Cette explosion de pollen provoque chez les personnes allergiques à l'herbe à poux la conjonctivite (larmoiement, picotement des yeux), la rhinite (écoulement nasal, congestion, éternuements), la sinusite et l'aggravation de l'asthme. Plus de 17,5 % de la population souffrirait d'inconfort, à divers degrés.

Ces problèmes de santé causés par l'herbe à poux engendrent inévitablement des frais médicaux et de l'absentéisme au travail. La solution : enrayer le problème à la source en se débarrassant de la plante.