Les antennes-relais nécessaires aux communications cellulaires constituent-elles un risque pour la santé publique? Certains le croient et affirment que les ondes électromagnétiques qu’elles émettent peuvent provoquer des troubles de la santé, voire des cancers.
En Europe, des pays comme la Finlande et l'Allemagne ont réglementé sévèrement l'installation d'antennes-relais près des écoles et des édifices publics. Au Québec, des citoyens de Terrebonne mènent depuis un an une bataille pour que les antennes-relais installées dans le clocher de l'église soient déplacées. Ces citoyens ont obtenu l'appui d'autres municipalités du Québec, et ainsi est né le collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO).
Le SEMO revendique des modifications aux normes canadiennes relatives à l'exposition aux micro-ondes provenant des antennes cellulaires et des autres sources. Son porte-parole, François Therrien, demande que les normes soient de 1000 µW/m2 à l'extérieur, de 10 µW/m2 à l'intérieur, et que les antennes-relais soient éloignées d'au moins 300 mètres des écoles. «La technologie est en constante évolution. Les champs électromagnétiques que ces antennes-relais émettent sont donc en croissance proportionnelle à leur puissance», souligne-t-il en s'inquiétant des effets de ces micro-ondes sur les personnes électrosensibles.
La norme canadienne actuelle est de 10 000 000 µW/m2, peu importe l'endroit et les personnes exposées. Elle est similaire aux normes internationales établies par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants, ce que François Therrien juge être beaucoup trop.

