Le principe de précaution
Malgré cet appel à l'adoption du principe de précaution, le ministère de la Santé et des Services sociaux ne voit pas de quoi crier au loup. Il existe selon lui un consensus scientifique selon lequel les radiofréquences des antennes sont trop faibles pour causer des effets indésirables. «Il n'y a aucune donnée qui inquiète», déclarait récemment la porte-parole du Ministère, Karine White.
N'empêche, devant les pressions citoyennes, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a décidé de former une équipe qui fera une recension de la documentation scientifique sur les impacts sanitaires des antennes-relais des cellulaires. Cette étude s'ajoutera à d'autres menées antérieurement par l'INSPQ sur les champs électromagnétiques émis par le chauffage à l'électricité dans les résidences - représentant trois foyers sur quatre - et les pylônes de transport d'électricité.
Dans une lettre datée du 13 mars dernier, André Poirier, directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint, confirme que l'Institut procédera «à un examen de la problématique des antennes de relais cellulaires, en tenant compte des données de la littérature, des positions de santé publique déjà exprimées sur ce sujet par des organismes tels que Santé Canada et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)».
Pour le SEMO, c'est un pas dans la bonne direction, même si le Ministère et l'INSPQ ont exprimé leur scepticisme quant à la capacité d'en déduire que les ondes de ces antennes sont dangereuses à un degré tel qu'il faille les déplacer ou les éliminer.

