Le vélo est le transport urbain écologique par excellence. Pourquoi est-il boudé par les autorités politiques?
Dans les centres urbains, rien ne remplace la bicyclette et rien ne lui fait concurrence en termes de rapidité de déplacement, d'efficacité énergétique, de non-pollution de l'air, de non-pollution par le bruit, de bénéfices cardiovasculaires et bien sûr, de faible encombrement.
Logiquement, tout devrait concourir à son succès. Les autorités publiques et politiques devraient l'enfourcher et construire autour d'elle une partie de leur politique de déplacement et de transport urbain. Il n'en est presque rien, ou si peu! Je vais tenter de vous expliquer pourquoi. Et puisque vous êtes de ceux et celles qui croient encore que chaque geste compte, je vous proposerai aussi des pistes d'actions.
Une solution trop simple?
Dans un texte de référence présenté à l'occasion de la conférence Vélo Mondial de 1992, Robert Boivin, qui assumait à l'époque la vice-présidence de Vélo Québec, soulignait que le vélo souffrait d'offrir une solution trop économique aux problèmes de pollution et de congestion dans le centre des villes.
Aux problèmes gigantesques, les ingénieurs et les décideurs politiques cherchant toujours à opposer des solutions titanesques, les voies cyclables, le partage de la rue, la redistribution des priorités de circulation en faveur de modes de transports actifs ou collectifs, ne font pas le poids contre des propositions d'automobiles hybrides ou à hydrogène, de train magnétique, de nouvelles autoroutes intelligentes et de système sophistiqué de gestion des déplacements par GPS, caméras et super-ordinateurs. Nos sociétés étant irrémédiablement motorisées, nos villes s'étalant trois fois plus vite que l'accroissement de la population, le vélo, trop petit, trop léger, trop peu cher, pèse bien peu dans la balance des solutions.

