Économique ou non?

Il en coûte 78 $ pour s'inscrire au programme Bixi de mai à novembre ou 28 $ par mois. Les abonnés reçoivent une clé pour avoir accès plus rapidement aux vélos et disposent d'un espace Bixi personnel en ligne. Un accès 24 heures sur 24 aux stations est aussi vendu pour 5 $.

Pour ceux qui utiliseront le Bixi pour des périodes de moins de 30 minutes, la location sera gratuite, après le paiement de l'abonnement. Pour les trajets plus longs ou des locations sur une plus grande période de temps, il faudra payer entre 1,50 $ et 6 $ par tranche de 30 minutes.

À l'annonce de la mise sur pied du programme, des voix ont dénoncé les coûts de la location. Les tarifs en vigueur à Paris, Munich, Barcelone ou Lyon sont en effet moins élevés. Stationnement de Montréal, qui gère le programme, indique que le mode d'exploitation des vélos est différent dans la métropole québécoise. Il n'y a pas, entre autres, de financement au moyen d'un contrat d'affichage. L'organisme assure que Bixi ne fera pas de profits mais qu'il doit s'autofinancer.

Vélo Québec défend aussi le Bixi en soulignant que le système est fait pour des emprunts de courte durée, souvent pour de courtes distances, et que l'entretien annuel d'un vélo peut facilement coûter une centaine de dollars. Sans compter que beaucoup hésitent à utiliser leur bicyclette en ville, de peur de se la faire voler.