Le gouvernement Charest offre aux 38 centres de tri du Québec des garanties de prêts pour les aider à améliorer leur fonds de roulement afin de faire face à la baisse radicale du prix des matières recyclables. Ainsi, les centres de tri seront à même de stabiliser leurs opérations et relancer leur entreprise lorsque le marché reprendra de la vigueur. À titre indicatif, en décembre 2008, le prix du papier ne valait plus que le cinquième du prix. Il n'est cependant pas question d'aide financière directe, ce qui n'aurait pas été équitable, selon la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp.

Au retour des députés à l'Assemblée nationale, le gouvernement veut apporter des changements à la loi pour permettre aux municipalités, sur une base volontaire, d'ajuster les contrats signés pour la collecte et le tri des matières recyclables, jusqu'à ce que le prix de ces matières retrouve son cours normal.

Arrimer l'offre et la demande

À plus long terme, le gouvernement veut s'attaquer aux problèmes «structurels» de l'industrie. La ministre veut notamment corriger la situation qui prévaut: des recycleurs s'approvisionnent aux États-Unis - principalement pour des questions de qualité des matières - tandis que les centres de tri québécois accumulent les marchandises.

Un Comité conjoint sur le marché des matières recyclables sera formé sous l'égide de RECYC-QUÉBEC pour assurer un meilleur arrimage entre les centres de tri et les besoins des recycleurs. Tous les principaux partenaires y siègeront, soit des représentants de centres de tri, de l'industrie du recyclage des fibres, du plastique et du verre, des représentants des municipalités, du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ), d'Éco Entreprises Québec (ÉEQ) et du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE).