Manger dans la rue, est-ce sans danger?
Trois questions à Geneviève O'Gleman, nutritionniste et auteure du livre Rapido presto.
Q: Déchetivore, c'est un mot qui doit faire trembler une nutritionniste, non?
R: Pas forcément. Selon Timothy Jones, anthropologue à l'Université de l'Arizona, 50 % de la nourriture est jetée à la poubelle. Il est évident qu'une grande partie de ces produits est encore propre à la consommation.
Q: Mais les risques d'intoxication doivent être importants?
R: La plupart des cueilleurs urbains disent ne pas tomber malade. On doit bien laver les légumes, avec du vinaigre dilué par exemple, et retirer les parties endommagées. Il faut se méfier des produits à base d'œufs, des plats cuisinés et de la viande.
Q: La loi ne tient-elle pas pour responsable une épicerie généreuse d'une éventuelle intoxication?
R: Il existe dans le Code civil du Québec une loi, dite du bon Samaritain, qui protège les donateurs. C'est grâce à elle que des organismes comme La Tablée des Chefs peuvent exister.




