Le Cinquième Forum mondial de l’eau s’est achevé le 22 mars 2009 sur un constat: il faut protéger l’accès à l’eau, laquelle est considérée comme un besoin humain fondamental, alors que la croissance démographique et les changements climatiques menacent la ressource.
L'eau est un besoin humain fondamental, reconnaît la Déclaration ministérielle finale du Forum, au sujet de l'un des points les plus discutés du sommet, soit la définition de l'eau comme droit de l'homme. Les représentants de certains pays ont plaidé pour la reconnaissance du droit humain à l'eau et à un assainissement de base, pour la reconnaissance de la valeur culturelle de l'eau et pour l'implication des peuples autochtones dans la gestion de l'eau. Mais la notion de «droit à l'accès à l'eau», réclamé par plusieurs pays et associations de la société civile, ne figurent cependant pas dans le texte signé lors de la clôture, qui coïncidait avec la Journée mondiale de l'eau.
La déclaration finale évoque l'«urgence» de combattre le drame du manque d'eau, et reconnaît le droit à «une amélioration des conditions hygiéniques et sanitaires» pour qu'un important pas en avant soit fait vers «la diminution dans le monde entier des décès liés au manque d'eau». Elle comporte aussi des engagements pour, entre autres:
- Améliorer la gestion de la demande en eau;
- Préserver les flux environnementaux, accroître la résilience et restaurer les écosystèmes;
- Prévenir les catastrophes liées à l'eau et y réagir;
- Accorder à l'eau la qualité de besoin humain essentiel et reconnaître le travail accompli dans le système des Nations Unies sur le droit humain et l'accès à l'eau;
- Accorder la priorité à l'eau et à l'assainissement dans la planification du développement;
- Promouvoir la coopération quant à l'utilisation durable et à la protection des ressources transfrontalières en eau;
- Accepter de respecter le droit international sur la protection des ressources en eau pendant les conflits.

