Virus transmis sexuellement responsables des condylomes et pouvant entraîner le cancer du col de l'utérus.
Les VPH sont responsables de l'infection transmissible sexuellement (ITS) la plus fréquente. Plus de 25 % de la population mondiale sexuellement active est considéré comme porteuse saine du VPH. N'ayant aucune lésion apparente, ces individus sont néanmoins infectés par le VPH et peuvent le transmettre à leur partenaire non infecté.
Le VPH se transmet pendant les relations sexuelles et par contact avec la peau du pénis, du scrotum, du vagin, de la vulve ou de l'anus d'une personne infectée. Il se transmet aussi par contact de la bouche avec les parties génitales. Le port du condom n'offre pas une protection totale, puisque le virus peut se trouver sur des régions de la peau non couvertes par le condom. Le VPH ne se transmet cependant pas par contact avec le sang.
Les différents types de VPH
Il existe de nombreux types de VPH. On en a répertorié de manière fiable plus de 80 types, mais les chercheurs croient qu'il y en aurait plus de 200. Certains types causent des verrues vulgaires ou des verrues plantaires. Par contre, plus de 30 types de VPH causent des infections du tractus anogénital.
On sépare les VPH qui infectent les organes génitaux en deux catégories: les VPH à bas risque, qui ne sont pas associés au développement de cancer. Parmi ces VPH à faible risque, deux types, le VPH-6 et le VPH-11 sont responsables des verrues (condylomes) sur les organes génitaux externes. Les condylomes ne sont pas des lésions précancéreuses.
L'autre catégorie de VPH est appelée «à haut risque» ou «oncogène» car ces VPH ont été associés au développement du cancer du col de l'utérus, et plus rarement de la vulve, du vagin et de l'anus. On compte une quinzaine de VPH oncogènes. Les VPH oncogènes les plus étudiés sont les types 16 et 18. Ils sont responsables à eux seuls de 50 % des précancers sévères et 70 % des cancers du col de l’utérus.
Le VPH frappe en général les jeunes au moment de leurs premières relations sexuelles. Les recherches révèlent que les jeunes Canadiens (garçons et filles) ont leurs premières relations dès l'âge de 15 ans et que des filles âgées d’à peine 12 ou 13 ans de tous les milieux socioéconomiques pratiquent le sexe oral.

