Selon un sondage Harris mené en 2008, 14 % des Américains (42 millions de personnes) sont tatoués. Parmi eux, 16 % regrettent leur geste. «La plupart du temps, les gens veulent se débarrasser du nom de leur ex», indique le docteur Gaston Schwarz, professeur de chirurgie plastique à McGill. «On se fait faire un tatouage sous le coup d'une impulsion, mais il s'agit de bien réfléchir avant de le faire enlever», explique le docteur Yves Hébert, président de l'Association canadienne de médecine esthétique.

Long d'effacer un tatouage

Auparavant, il fallait poncer la peau au gros sel. Aujourd'hui, les lasers permettent de faire le travail de manière plus douce. Mais attention. Un simple tatouage de la taille d'une pièce de 2 dollars vous demandera 10 à 15Cséances, durant un an. À 300 $ la visite... faites le calcul!

De plus, les lasers ne sont pas capables de détruire tous les pigments. «Impossible d'effacer le jaune, le rose ou le bleu pale», prévient le Dr Hébert. Enfin, cette méthode ne fonctionne pas sur les peaux sombres.

Le rôle des tatoueurs

Une manière de plus en plus employée pour redonner un coup de jeune à son tatouage consiste à le faire pâlir grâce à quelques séances de laser pour ensuite demander à un artiste de le camoufler avec un nouveau motif.

Aujourd'hui, les salons sérieux prennent le temps de discuter avec leurs clients des conséquences qu'un tatouage aura sur leur vie. «Si un jeune vient nous voir pour se faire tatouer sur le cou ou les mains, on va essayer de l'en dissuader», explique Valérie Emond, cogérante de TattooMania, à Montréal.