Fine poudre cristalline blanche qui, lorsque consommée, présente des effets semblables à ceux des amphétamines.

Définition

La cocaïne est une fine poudre cristalline blanche, souvent coupée de sucre, de fécule de maïs, de poudre de talc, de laxatif ainsi que d'autres substances qui procurent des effets d'engourdissements analogues, notamment la benzocaïne. Elle peut être prisée, fumée ou injectée. On peut l'aspirer par le nez, mais elle peut aussi être absorbée à travers d'autres membranes, comme celles de la bouche. Une dose type est de 30 à 100 mg lorsqu'elle est prisée. Lorsqu'elle est injectée, la dose dépendra de la tolérance de l'usager. Le «crack» se présente sous forme de cristaux que l'on peut fumer. Il est de plus en plus disponible depuis quelques années. On le produit en mélangeant du bicarbonate de soude à une solution de cocaïne, qu'on laisse ensuite sécher.

 

Origine

Cette substance provient des feuilles du buisson de coca que l'on trouve en Amérique du Sud. La pratique de priser la cocaïne a commencé au début du siècle. On en consommait également sous forme de toniques et de boissons. À partir de 1911, l'usage de la cocaïne a été régi par la loi au Canada. Elle est toujours utilisée comme anesthésique local dans le cas de certaines interventions chirurgicales, mais elle a été remplacée pour une bonne part par des substances moins toxiques.

 

Effets à court terme

Ses effets ressemblent à ceux des amphétamines, mais ils durent moins longtemps. Le consommateur se sent euphorique, énergique, alerte, son rythme cardiaque et respiratoire est rapide, ses pupilles dilatées, il transpire abondamment, il est pâle et son appétit est diminué. De fortes doses peuvent entraîner une forte agitation, une pensée paranoïde, un comportement changeant ou violent, des tremblements, une mauvaise coordination, des mouvements convulsifs, des hallucinations, des maux de tête, des douleurs ou des pressions dans la poitrine, des nausées, une vision floue, de la fièvre, des spasmes musculaires, des convulsions et la mort. Les consommateurs peuvent souffrir de dépression, de fatigue extrême, de congestion nasale et d'une «gueule de bois». La consommation de «crack» produit des effets immédiats et très intenses.

 

Effets à long terme

Les utilisateurs chroniques qui consomment des doses élevées et qui traversent des épisodes de consommation excessive, puis des périodes d'abstinence peuvent présenter des sautes d'humeur, de l'agitation, une excitabilité extrême, des troubles du sommeil, une attitude soupçonneuse, des hallucinations et des délires, des troubles de l'appétit, une perte de poids, de la constipation et de l'impuissance. Les signes caractéristiques que présente un utilisateur chronique de cocaïne prisée sont la congestion nasale et des écoulements de nez, les narines gercées et une perforation du septum. On associe également la consommation de cocaïne à l'arythmie cardiaque, à l'infarctus du myocarde, aux crises d'apoplexie, aux convulsions et à la mort subite.

 

L'abus de cocaïne par des femmes enceinte peut entraîner la naissance d'enfants au poids sous la normale et des risques plus élevés de mort en couche ou de malformations. Les nouveau-nés exposés à de la cocaïne dans l'utérus peuvent aussi avoir le sommeil irrégulier, mal manger et se montrer irritables pendant plusieurs jours ou semaines après la naissance.

 

Tolérance et dépendance

La consommation chronique génère la tolérance. La cocaïne donne lieu à une très forte dépendance psychologique, entraînant une utilisation compulsive extrême. Les propriétés de la cocaïne causant la dépendance semblent être plus puissantes que celles de toutes les autres drogues psychotropes. Elle peut aussi entraîner une dépendance physique. Les symptômes de sevrage peuvent comprendre la fatigue, un sommeil long mais troublé, une faim marquée, de l'irritabilité, de la dépression et le recours à la violence.

 

Au Canada, la cocaïne est régie par les dispositions de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances selon l'annexe I. Sa possession illicite est une infraction criminelle passible d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à sept ans et, sur déclaration sommaire de culpabilité, pour une première infraction, d'une amende allant jusqu'à 1 000 $ ou d'une peine de six mois de prison, ou les deux. En cas de récidive, le contrevenant est passible sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire d'une amende allant jusqu'à 2000$ ou d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à un an, ou les deux. Le trafic et la possession en vue d'un trafic, la possession en vue de l'exportation, la production (culture du coca érythroxylone), l'importation et l'exportation sont des infractions punissables par mise en accusation passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement à vie.

 

Source

Santé Canada, http://www.hc-sc.gc.ca