La malaria, ou paludisme, est une infection parasitaire extra-intestinale causée par un parasite, le Plasmodium (P.), de la famille des sporozoaires. Il existe quatre espèces de Plasmodium pouvant infecter l'humain: P. falciparum, responsable des infections les plus sévères, le P. vivax, le P. ovale et P. malariae. Le paludisme est endémique dans les pays tropicaux, dont l'Afrique, l'Asie du Sud et du Sud-Est et au nord de l'Amérique du Sud.

 

Définition

Comment contracte-t-on la malaria?

Le paludisme est transmis par un moustique femelle, l'anophèle, qui est infecté par une forme du Plasmodium, le sporozoïte. Ce moustique se nourrit de sang humain la nuit. En s'abreuvant, le moustique transmet à l'homme le parasite qui va infecter des hépatocytes (cellules du foie).

 

Comment se développent les signes et symptômes?

Dans ces cellules du foie, le parasite se multiplie pendant une à deux semaines, puis les hépatocytes se rompent et libèrent une forme plus mature du parasite qui envahit les globules rouges de l'hôte. Les trophozoïtes, la forme mature du Plasmodium, grossissent dans les globules rouges, qui finissent par rompre à leur tour, et le parasite poursuit son chemin pour envahir d'autres cellules sanguines. Il s'ensuit donc une hémolyse (destruction des globules rouges) intravasculaire, une phagocytose (ingestion et destruction) des globules rouges par la rate et une hématopoïèse (production) inefficace.

 

Les symptômes de la maladie sont alors présents: anémie, ictère, céphalée, nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, frissons et hépatosplénomégalie. Une malnutrition concomitante empire les symptômes. La période d'incubation varie de dix jours à un mois, selon l'espèce de Plasmodium impliquée.