Catégorie de drogues désignée sous le nom de drogues ergonégiques ou substances destinées à augmenter la performance.

Définition

Les stéroïdes androgènes anabolisants font partie d'une catégorie de drogues appelée drogues ergogéniques ou substances destinées à augmenter le rendement. Elle comprend la testostérone et les drogues synthétiques partageant les propriétés chimiques de la testostérone. On les utilise surtout en médecine vétérinaire et pour le traitement de certains troubles chez les humains, comme le manque de testostérone chez les hommes, certains types d'anémie, certains cancers du sein, l'ostéoporose, les états chroniques de détérioration des tissus et l'oedème héréditaire de Quincke.

 

Certains athlètes olympiques se sont mis à les utiliser pour aider au développement de leurs muscles et augmenter leur endurance. On continue à les utiliser à ces fins (et aussi pour améliorer l'apparence du corps), même si la plupart des organismes de réglementation athlétiques et sportifs les interdisent. Les stéroïdes anabolisants peuvent nuire considérablement à la santé des utilisateurs. Les organismes de réglementation athlétiques et sportifs interdisent aussi un grand nombre d'autres substances.

 

Effets

Les stéroïdes anabolisants synthétiques sont conçus de façon à imiter les propriétés de la testostérone relatives au développement du corps. Ces drogues font augmenter l'endurance, la force et la masse non graisseuse des muscles. Aucune donnée scientifique n'appuie leurs effets d'amélioration de la performance. Rien ne prouve qu'ils améliorent l'agilité, les habiletés, la capacité cardiovasculaire et la capacité de récupération.

 

Les doses prescrites de stéroïdes anabolisants (de 100 à 200 mg par mois) accélèrent le développement des muscles, augmentent la vigueur physique et procurent une sensation de bien-être. Les femmes qui en consomment risquent de devenir plus masculines, car ces drogues provoquent la pousse de poils, la réduction des seins, une baisse du registre vocal, et la diminution ou l'arrêt du cycle menstruel. Chez les adolescents et les jeunes hommes qui consomment des doses excessives (dans certains cas, l'équivalent de 100 à 200 mg par semaine), les stéroïdes anabolisants peuvent causer de la calvitie, une réduction de la taille des testicules et du compte de spermatozoïdes, un risque majeur de tumeur des testicules ou de la prostate et une augmentation de la taille des seins. Les consommateurs des deux sexes risquent une atteinte du foie et le cancer, de l'acné, une atteinte des articulations, la jaunisse, une enflure des pieds et des chevilles, une augmentation de la tension artérielle, des troubles cardiaques comme un risque accru d'arrêt cardiaque ou un accroissement de la taille du coeur. Les stéroïdes anabolisants sont particulièrement dangereux pour les adolescents, car ils risquent d'arrêter la croissance. Ils provoquent des effets psychologiques marqués, dont l'euphorie, l'anxiété, l'irritabilité et l'agression («roïd» signifie «rage»), l'insomnie, la dépression, la manie et l'hypomanie, ainsi que la psychose.

 

Tolérance et dépendance

Les résultats de certaines études ont révélé que les utilisateurs à long terme de stéroïdes présentent des symptômes de dépendance comme un manque, la difficulté de cesser de les utiliser ainsi que des symptômes de sevrage, et rien n'indique qu'ils acquièrent une tolérance à l'égard de ces substances.

 

Aspects juridiques

Au Canada, ces drogues sont régies par les dispositions de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances selon l'annexe IV. Le trafic et la possession illicite en vue d'un trafic, la possession en vue de l'exportation, la production, l'importation et l'exportation sont des infractions passibles, sur déclaration sommaire de culpabilité, d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à un an ou, par mise en accusation, d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à trois ans.

 

En 1975, le Comité international olympique a interdit l'utilisation des stéroïdes. Depuis, la plupart des organismes sportifs, amateurs et professionnels, les ont ajoutés à leur liste de substances interdites.

 

Source

Santé Canada, http://www.hc-sc.gc.ca