L’infarctus du myocarde : infos sur les Symptômes et traitement

redaction janvier 9, 2017 Commentaires fermés sur L’infarctus du myocarde : infos sur les Symptômes et traitement

L’infarctus du myocarde est une situation qui fait environ 120 000 victimes annuelles en France. Dans le lot, 10 % perdent la vie en moins d’une heure et 15 % au bout d’une année. Et même si les chances de survie se sont accrues avec les progrès thérapeutiques, il n’en demeure pas moins que ce mal doit être connu.



Définition et explication et l’infarctus du myocarde

Plus connu sous le nom de crise cardiaque, l’infarctus du myocarde est une conséquence de la destruction partielle des cellules du muscle cardiaque. Il arrive en effet que des plaques de cholestérol ou des caillots obstruent une ou plusieurs artères coronaires. Ces dernières, chargées d’approvisionner le cœur en sang et en oxygène par la même occasion, n’arrivent plus à assurer leur fonction.

Après un certain temps, les cellules privées meurent entrainant ainsi des problèmes de contraction du myocarde. Le sang présent au niveau du cœur ne pouvant plus être correctement pompé vers les organes. La résultante de toutes ces anomalies est dans le meilleur des scénarios, l’apparition des troubles du rythme et une insuffisance cardiaque. Dans certains cas, elles peuvent entrainer l’arrêt du cœur, voire la mort du sujet.

Les causes et facteurs déclencheurs de la crise cardiaque

Si la crise cardiaque est provoquée par le bouchage des coronaires, des facteurs classés en deux grandes catégories peuvent la déclencher. Ainsi, au nombre des causes non modifiables on peut citer l’hérédité cardiovasculaire, le sexe et l’âge. Le risque étant augmenté après 55 ans. En effet, après la ménopause, les femmes ont autant de risques de faire un infarctus que les hommes du même âge.
En dehors de ses raisons, les cas d’infarctus du myocarde sont aussi dus à la mauvaise hygiène de vie. Ainsi, les personnes ayant plus de chance de voir leur cœur s’arrêter sont celles souffrant
• de diabète,
• d’obésité,
• d’hypercholestérolémie,
• d’hypertension
• de stress.
Il en est de même pour les sédentaires et ceux qui consomment du tabac. Ces derniers sont en effet des facteurs de risque d’athérome pouvant conduire à une crise cardiaque.

Infarctus du myocarde : les signes annonciateurs

Le premier symptôme qui précède la crise cardiaque est une douleur aiguë, brusque et persistante dans la poitrine. La personne concernée ressentira comme une grande pression derrière le sternum. Elle pourra également faire un malaise, avoir des vertiges ou des nausées. La douleur irradiera ensuite vers le bras gauche, le dos, la mâchoire ou le ventre dans certains cas.

Il faut préciser que l’infarctus peut survenir à n’importe quel moment de la nuit ou de la journée, qu’on soit au repos ou pas. Dès donc les premiers signes d’alerte, il est vivement conseillé d’alerter au plus vite les services d’intervention du SAMU. L’équipe de secours se chargera alors de faire sur place un électrocardiogramme qui confirmera le diagnostic. Si ce dernier est positif, l’évacuation se fera dans les plus brefs délais dans une unité de cardiologie interventionnelle.

Il est souvent compliqué de détecter les premiers signes d’un infarctus, à moins d’en avoir été une fois victime. Ce faisant, il est conseillé en cas de gêne ou de douleur dans la poitrine de faire appel aux secours. Un dépistage précoce permettra de mettre rapidement en place la solution adéquate. En attendant le SAMU, le patient doit être confortablement installé dans une position allongée. On pensera aussi à noter les signes et la fréquence de survenue.

Les différents traitements utilisés pour la crise cardiaque





La solution pour relancer un cœur qui s’est arrêté suite à un infarctus est d’éliminer rapidement les caillots ou tout ce qui bouche les artères. Le choix du traitement dépendra des résultats de la série d’examens effectuée lors de l’hospitalisation.

Si le malade est pris en charge dans les 6 heures qui suivent, on procédera à une injection permettant de dissoudre la masse coagulée. Les produits, en général des agents thrombolytiques, sont reconnus pour réduire considérablement la mortalité et les complications découlant du mal. Dans 1 % des cas, le médicament peut entrainer des hémorragies cérébrales.

Selon le type et la gravité de la crise cardiaque, on pourra également effectuer une angioplastie dans l’unité de cardiologie. Cette solution est celle choisie dans 75 % des cas. Elle consiste à introduire dans une artère un cathéter terminé par un petit ballonnet qui, gonflé, sert à dilater la coronaire bouchée. Les médecins placent ensuite un petit dispositif tubulaire en maille métallique appelé Stent afin de garder l’artère dilatée.

La dernière alternative consistera à pratiquer un pontage coronarien. Cette chirurgie servira à relier la grosse artère qui sort du cœur à la ou les artères malades. Cela en greffant et en abouchant une veine prélevée sur le malade après la partie obstruée. Ce qui permettra au sang de circuler à nouveau.

Précautions pour éviter un nouvel infarctus du myocarde

Une première crise cardiaque ne réduit pas le risque d’un autre accident. Pour donc réduire les risques d’une récidive ou d’une complication, il est prescrit un ensemble de médicaments nommé « BASIC ». Complémentaire, ce traitement médicamenteux comprendra :
• des bêtabloquants utilisés pour réduire la pression artérielle et le risque de mort subite
• des antiagrégants plaquettaires qui empêcheront les caillots de se former
• des statines destinées à réduire le taux sanguin de cholestérol
• des inhibiteurs de l’enzyme de conversion contre l’hypertension artérielle
• et le contrôle des facteurs de risque modifiables
On pourra également utiliser la trinitrine pour augmenter le débit artériel ainsi qu’un anticoagulant comme l’héparine.

Conséquences de la crise cardiaque sur l’organisme

L’infarctus du myocarde n’est pas sans conséquence sur la santé de la victime. En effet, en dehors des cellules qui meurent, on assiste à une modification des dimensions de l’épaisseur et de la géométrie du ventricule gauche. Ce dernier permettant d’éjecter le sang dans tout le corps. La crise cardiaque peut également être à l’origine de troubles du rythme cardiaque, une insuffisance cardiaque et même un accident vasculaire cérébral.

Heureusement que ces dernières années, le pronostic du nombre de malades s’est considérablement amélioré réduisant le 68 % la mortalité relative à 30 jours. Ceci grâce à de nombreuses unités de cardiologie interventionnelles disponibles tous les jours qui ont vu le jour. A cela s’ajoute la promptitude d’intervention du SAMU dès que ce dernier est appelé.

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