Les sapins de Noël agrémentent bien des foyers québécois pendant la période des Fêtes, mais, à une époque où l’environnement est devenu une préoccupation dominante, comment choisir le sapin le plus «vert»? Sera-t-il artificiel ou naturel?
Une étude réalisée et financée par la firme d'experts-conseils en développement durable Ellipsos tranche en faveur du sapin naturel.
Le naturel vis-à-vis l'artificiel
Les recherches d'Ellipsos démontrent que l'arbre naturel génère 3,1 kg de gaz à effet de serre tandis qu'un arbre artificiel en émet 8,1 kg par année. Malgré les déplacements annuels engendrés par l'achat d'un sapin naturel et la durée de vie plus grande du sapin artificiel, l'arbre authentique surpasse le synthétique. Un résultat qui a étonné Jean-Sébastien Trudel, président d'Ellipsos et coauteur de l'étude.
L'analyse du cycle de vie des arbres
L'étude s'appuie sur une approche scientifique appelée analyse du cycle de vie (ACV). Cette approche scientifique prend en considération les impacts environnementaux des arbres, de l'extraction des matières premières jusqu'à leur fin de vie. La méthode ACV tient également compte des bilans en matière d'énergie, de même que les émissions dans l'air, l'eau et le sol.
L'approche scientifique des impacts environnementaux
Les impacts du cycle de vie des sapins naturels et artificiels ont été analysés. Des données telles que la consommation de carburant du paquebot, celle de la voiture du client, l'utilisation des sols pour faire pousser les sapins naturels, la pollution engendrée par les usines chinoises productrices de sapins artificiels et l'extraction de pétrole pour la fabrication des aiguilles ont été comparées.
Ensuite, quatre types d'impacts soient, la santé humaine, les effets sur les écosystèmes, les changements climatiques et l'épuisement des ressources ont été évalués et notés pour les deux types de sapin.
Le sapin naturel l'a emporté sur son concurrent dans les domaines privilégiés des changements climatiques et de l'utilisation des ressources naturelles, puisqu'il génère moins de CO2. Pour que le sapin artificiel soit écologiquement plus avantageux que son vis-à-vis naturel, il faudrait que chaque famille le garde pendant une période de 20 ans ce qui est loin de se rapprocher de la moyenne de conservation qui est de 6 ans.

