Si habituellement le corps se refroidit de lui-même, il se peut qu'il n'arrive pas à compenser en quelques occasions à cause des températures chaudes et continuelles. Aussi, certaines personnes dues à leur âge, leur condition physique et leurs antécédents médicaux sont plus à risque. Les personnes âgées présentent souvent une capacité d'adaptation moindre à la chaleur car elles perçoivent moins bien la chaleur et les signaux de soif.

Aussi, il arrive que le fonctionnement de leurs glandes sudoripares (qui gèrent la transpiration) ne soit pas optimal. Et en plus, des limitations physiques comme la perte d'autonomie et la prise de certains médicaments peuvent influencer leur tolérance à la chaleur. «Les personnes âgées et celles souffrant de maladies cardiaques et de maladies pulmonaires chroniques doivent faire doublement attention car leurs mécanismes physiologiques ont de la difficulté à faire face aux vagues de chaleur», explique Norman King, épidémiologiste de la section Environnement urbain et santé de la Direction de la santé publique de Montréal.

En effet, chaque année encore de nombreuses personnes - vivant seules, pour la plupart - décèdent à la suite de chaleurs extrêmes. Selon Statistique Canada, en 2001, 35 % des femmes et 16 % des hommes âgés de 65 ans et plus vivaient seuls. Lors des derniers épisodes de chaleur extrême au Québec, en 1994, il y a eu une augmentation d'un peu plus d'une centaine de décès sur une période de deux jours, selon le document Quand il fait chaud pour mourir de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Pourtant, une bonne prévention pourrait éviter le pire.