Qu'il s'agisse de pollen, d'herbe à poux, de poils d'animaux, d'acariens ou de poussière, de nombreux allergènes provoquent des symptômes inconfortables que les personnes souffrant d'allergies traitent habituellement avec des vaporisateurs nasaux ou des antihistaminiques. Le seul moyen de se débarrasser définitivement de certaines allergies est d'avoir recours à l'immunothérapie, c'est-à-dire à des injections d'extraits des substances causant les allergies (les allergènes). Mais ces injections en valent-elles la peine?

Tout comme la vaccination, l'immunothérapie permet de développer une résistance ou une immunité aux allergènes concernés. Ainsi, le corps ne réagira plus exagérément lorsqu'il sera exposé à ces substances. Pour y parvenir, on injecte des doses de l'allergène à intervalles réguliers. La fréquence des piqûres et la durée du traitement varient selon les allergènes concernés. La plupart du temps, les injections ont lieu une fois par semaine pendant trois à six mois, puis une fois par mois pendant trois ans (jusqu'à cinq ans pour le venin de guêpe). On peut alors combiner plusieurs allergènes si la personne est allergique à différentes substances. Toutefois, aucune allergie alimentaire ne peut être traitée de cette façon, pour l'instant.

Lorsqu'il s'agit d'une allergie à un pollen particulier, comme l'herbe à poux ou le bouleau, il est possible d'avoir recours à des vaccins pré-saisonniers. Dans ce cas, on procède à huit ou 11 injections avant la saison pollinique.

   

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