Rares sont les enfants qui aiment le chou de Bruxelles avant d'y avoir goûté. Si, par d'habiles manipulations, on parvient à leur en faire manger, les enfants apprennent quelque chose de fondamental sur eux-mêmes: «Le chou de Bruxelles c'est dégoûtant, mais j'y ai goûté et je ne suis pas mort. Je suis donc capable de supporter une épreuve, de surmonter mon dégoût et de manger du chou de Bruxelles».

Je ne suis pas capable

«Je n'aime pas ça», «Je ne suis pas capable»: ça marche presque à tous les coups. C'est plus commode que de faire un effort.

Si ce stratagème fonctionne, ils seront dispensés de la tâche à accomplir, comme du légume à avaler. Mais le piège est qu'à la longue, ils risquent réellement de finir par croire qu'ils ne sont «pas capables». L'enfant peut alors vouloir faire une tâche, mais se percevoir comme incapable parce qu'il manque de confiance en lui. Voici comment on peut positiver un enfant pour lui faire admettre, par l'expérience, que la difficulté fait partie de la vie et qu'elle comporte aussi son lot de gratifications. Comme mettre du beurre sur les choux de Bruxelles!

Objectif de la technique

Contrer l'attitude négative que l'enfant peut prendre face à certaines situations ou la perception négative qu'il a de lui-même et lui faire découvrir sa capacité à réussir.

Contexte d'utilisation

Lorsque l'enfant se trouve face à une tâche scolaire, une activité nouvelle ou difficile à faire et qu'il adopte une attitude de renoncement à la difficulté.

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