Les funérailles

Après deux dodos, je suis allée à l'église avec papa, maman et Valérie: c'était les funérailles de papi. Il y avait plein de monde, grand-papa et grand-maman sontaient là aussi. Beaucoup de gens pleuraient. On a apporté une grosse boîte en avant de l'église et il paraît que papi était dedans.

Le cimetière

Après, tout le monde est allé dans un jardin avec des fleurs et de grandes pierres avec des noms écrits dessus. Il y avait un grand trou; on a mis la boîte de papi dedans. Maman a pleuré tout le temps.

J'ai pleuré aussi, pas vraiment pasque papi était mort mais pasque j'avais beaucoup de peine de voir maman pleurer.

Commentaires de l'auteure Francine Ferland

Avant 6 ans, l'enfant a du mal à saisir un concept aussi abstrait que la mort. Entre 2 et 5 ans, la mort est associée à l'immobilité ou au sommeil. Pour tenter de mieux comprendre ce concept, il posera des questions telles que: «que mangent les morts? Ont-ils froid?». Vers 4-5 ans, il fera parfois des associations surprenantes pour comprendre ce concept: il reliera par exemple la mort à la vieillesse et la vieillesse aux cheveux gris. Après avoir parlé de la mort avec l'enfant, les parents peuvent choisir ou non de l'amener au salon funéraire, à l'église ou au cimetière selon les circonstances et la personnalité de l'enfant.

Par ailleurs, l'enfant vit dans le présent et il a du mal à s'imaginer dans le passé ou à se projeter dans l'avenir; il n'arrive pas à s'imaginer qu'il sera vieux un jour. De même a-t-il du mal à imaginer ses parents devenir vieux comme ses grands-parents.