Maîtriser les mots du langage
Le langage n'est pas qu'une suite de mots que l'on prononce bien ou mal; c'est aussi la capacité de dialoguer avec une autre personne par un échange réciproquement entendu de signes et de mots. Le sens des mots, la syntaxe et la cohérence du discours sont également des caractéristiques importantes à considérer de même que la capacité d'entrer en communication qui fait aussi partie des enjeux.
Le langage ne réfère donc pas seulement au vocabulaire. Et pourtant, historiquement, le langage a d'abord été perçu comme étant essentiellement un répertoire de mots organisés en énoncés. On portait autrefois une attention particulière au «ce que je vais dire» et au «quoi dire». On référait donc, à ce moment-là , à l'aspect «contenu» du langage, c'est-à -dire à l'aspect qui consiste à trouver les bons mots pour exprimer ses besoins. Dans cette perspective, avoir un bon langage, c'était apprendre beaucoup de nouveaux mots, développer son vocabulaire et pouvoir les reproduire au moment opportun. Exemple: la mère qui disait à son entourage «mon enfant connaît beaucoup de mots», indiquait par là que son enfant avait un bon développement du langage.
Maîtriser la forme du langage
Une seconde conception a ensuite dominé la psycholinguistique du développement durant les années 1960. Elle insistait sur les aspects formels, c'est-à -dire les règles qui président à l'organisation de mots pour former des phrases. On référait donc alors à l'aspect «forme» du langage, c'est-à -dire au «Comment je vais construire une phrase adéquate pour transmettre ce que je veux», donc au «comment dire». Exemple: «Est-ce que Jean peut venir jouer chez moi?» implique une phrase bien construite qui exprime mon désir de compagnie.

