Clarifions d'abord ce qu'est exactement un mentor personnel, plus communément connu sous le nom de coach de vie. «Le mentor est là pour accompagner ses clients dans la réalisation de leurs objectifs de vie. Pour certains, il s'agit de perdre du poids ou d'arrêter de fumer. Pour d'autres, de se lancer en affaires ou de vivre une belle relation amoureuse», illustre Stéphanie Milot, psychothérapeute et mentore personnelle. «Des clients viennent nous voir parce qu'ils se sentent pris dans leur quotidien. Ils veulent du changement, mais ne savent pas comment y arriver. Mon accompagnement à moi est axé sur le présent et le futur: où le client est présentement et où il veut aller», ajoute David Bernard, mentor certifié en programmation neurolinguistique.

«Le mentor est là pour accompagner ses clients dans la réalisation de leurs objectifs de vie, qu’il s’agisse de perdre du poids, de se lancer en affaires ou de vivre une belle relation amoureuse.»

Les mentors personnels agissent comme des guides, précise David Bernard. «On n'est pas là pour donner des solutions toutes faites et dire aux gens quoi faire. Notre rôle, c'est de les aider à trouver leurs propres réponses.» «Pour 10 clients ayant le même objectif, il peut y avoir 10 stratégies différentes pour l'atteindre. Tout dépend de la personnalité de chacun», souligne Stéphanie Milot.

Cela dit, le mentorat a aussi ses limites. Quelqu'un qui souffre de troubles plus profonds, qui requiert une médication ou qui est suicidaire, par exemple, sera plutôt dirigé vers un psychologue, un psychiatre ou un autre spécialiste de la santé mentale. Une personne doit d'abord être bien psychologiquement pour pouvoir travailler avec un accompagnateur à la réalisation de ses objectifs de vie.

Faire un choix... éclairé

Comment choisir un mentor personnel et comment s'assurer qu'on a affaire à quelqu'un de compétent? «Il ne faut pas avoir peur de poser des questions, insiste David Bernard. N'hésitez pas à demander au mentor quelle est sa formation, son expérience, etc. Malheureusement, il n'y a pas de législation en ce qui concerne ce titre, ce qui fait que n'importe qui peut s'improviser mentor du jour au lendemain. C'est pour cette raison qu'il faut bien s'informer avant de choisir.»

Évidemment, il est possible qu'un client décide de ne pas donner suite à une première rencontre. «On sait souvent dès lors si le mentor pourra nous aider. Se sent-on à l'aise? Est-ce qu'un lien de confiance s'est installé? La rencontre a-t-elle suscité en soi une réflexion? Idéalement, il faudrait pouvoir répondre "oui" à toutes ces questions», observe Stéphanie Milot.