Troisième niveau: amour et appartenance

Une fois l'enfant bien mis en confiance, il est apte à mieux recevoir et donner de l'amour en famille, d'avoir des copains et un réseau de communication. D'amour et d'appartenance est donc fait ce troisième niveau. Si pour la plupart, les enfants du monde n'accèderont pas facilement aux niveaux suivants, ils seront tout au moins heureux en famille. Ils s'estimeront. On les estimera.

Quatrième et cinquième niveaux: vers l'accomplissement personnel

Ce n'est que lorsqu'un enfant a mangé et bu, qu'il se sent en sécurité, qu'il a l'occasion de partager l'amour avec d'autres (trois premiers niveaux); qu'il a satisfait, selon ce qu'on appelle le «principe d'émergence», de nouveaux besoins, comme s'éduquer, se renseigner, développer ses talents, (quatrième niveau), que l'enfant peut enfin accéder au sommet de la pyramide des besoins, au niveau 5: celui de l'accomplissement personnel, ce que Nietzsche nomme «le devenir ce que nous sommes». L'enfant peut alors donner du sens à sa vie, développer ses valeurs, «faire du neuf», bref se transcender.


De moins 9 mois jusqu'à la fin de l'adolescence, la satisfaction d'un besoin de l'enfant ne peut donc être réalisée que si les besoins des niveaux inférieurs sont eux-mêmes satisfaits. Par exemple, un enfant peut rester indifférent à l'amour de ses parents (niveau 3) s'il ne trouve pas en eux une base de sécurité qui l'invite à faire partie de leur monde (niveau 2). Un enfant va s'opposer à toute initiative d'éducation ou de scolarisation (niveau 4) s'il n'a pas au départ trouvé la confiance (niveau 2) et l'amour familial (niveau 3).


Dans cette théorie qui ressemble aussi étrangement au jeu des échelles et des serpents, le cinquième niveau, c'est la victoire.


La victoire de la personne sur l'Homme parfait.