Pour vos funérailles, vous voulez faire la fête ou qu’on répande vos cendres dans la mer? Et si les rituels funéraires avaient encore leur raison d’être?
L'enterrement traditionnel au cimetière, précédé de trois jours d'exposition, d'une cérémonie religieuse et d'une réception à la maison, est de plus en plus rare. Les rites codifiés par l'Église catholique n'ont plus la cote. On veut maintenant des funérailles qui nous ressemblent, plus courtes et plus colorées, à l'image de ce qu'a été notre vie ou de ce qu'on aurait voulu qu'elle soit.
«Les gens sont en pleine recherche de nouveaux rituels, lance Marc Poirier, président de la Corporation des thanatologues du Québec. Les funérailles doivent maintenant ressembler le plus possible à la personne qu'était le défunt. Il n'est pas rare qu'on ait à installer près du cercueil des skis, des bâtons de golf ou même une motocyclette. On a même déjà transformé un cercueil en cache pour la chasse aux canards», explique celui qui est aussi vice-président aux opérations à la maison funéraire Magnus Poirier.
En Californie, une maison funéraire a vite fait de mettre à profit cette quête du sens en offrant quatre forfaits de funérailles «nouveau genre». Un forfait disco permet de quitter ce monde dans une atmosphère des années 70 avec piste de danse et musique. Le cabaret, quant à lui, présente un départ plutôt rigolo avec magicien et humoriste. La fête foraine permet aux survivants de tenter leur chance à des jeux d'adresse, tandis que le bien cuit offre aux parents et amis de «passer au gril» l'être cher.
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