Fêter Noël en solo n’est pas nécessairement triste. Voici en guise de cadeau quelques conseils du psychologue Pierre Faubert à placer sous le sapin pour égayer le réveillon et des suggestions d’activités… en solitaire ou non!
«Que ce soit parce qu'on est en conflit avec sa famille, qu'on vient de vivre un divorce ou le décès d'un être cher, ou encore parce que les enfants ont quitté le nid familial, le premier Noël qu'on passe tout seul est généralement le plus difficile», observe le psychologue Pierre Faubert. Mais un Noël en solo n'est pas obligatoirement synonyme d'un Noël triste.
«Notre façon de vivre Noël en solo dépend de notre attitude.»
«La solitude n'est pas une mauvaise chose en soi. On peut saisir cette occasion pour se reposer, sortir faire des activités spéciales, se payer une gâterie, etc. En fait, notre façon de vivre Noël en solo dépend de notre attitude. Rien ne nous empêche de voir ce moment comme un beau cadeau», poursuit le spécialiste.
Solitaire, mais pas triste
Qu'est-ce qui fait que, dans l'idée populaire, il est si triste de ne pas réveillonner bien entouré? «Pendant la période des fêtes, on est bombardé d'images de familles réunies, de partys, d'enfants qui rient en ouvrant des cadeaux et de couples qui s'aiment. Tout ça exacerbe notre solitude.
La télévision, c'est le pire. Regarder un film ou une émission où l'on voit toutes ces images de Noël en famille, quand on est seul, c'est comme observer le bonheur à travers une vitrine: à l'intérieur, c'est la fête, et à l'extérieur, il y a nous.» Donc, suggère le psychologue, on éteint la télé et on profite de Noël pour se faire plaisir!
Pourquoi moi?
Dans sa pratique, Pierre Faubert observe que beaucoup d'hommes et de femmes se consacrent corps et âme à leur carrière. Ils font de leur travail leur milieu de vie. Mais aux fêtes, lorsque les collègues partent en congé et vont dans leur famille, ils ne leur reste qu'eux-mêmes pour toute compagnie. «Certaines personnes sont surprises de se retrouver seules à Noël alors que, en réalité, elles le sont dans leur vie de tous les jours. Seulement, elles en prennent conscience et le ressentent plus à cette période de l'année, remarque le psychologue. Si on vit une telle situation, on pourrait profiter de notre solitude pour faire le bilan de notre vie. Comment en suis-je arrivé là? Est-ce que je donne aux autres l'impression que je n'ai besoin de personne? Pourquoi me retrouver seul me fait si peur?»
Choisir de vivre Noël en solo
Cela dit, il ne faut pas oublier que certaines personnes décident de plein gré de vivre leur Noël en solo. Et le fait de ne pas avoir à acheter deux douzaines de cadeaux ou à préparer desserts et tourtières pendant des jours a ses avantages, dont celui de pouvoir s'accorder du temps pour soi.
Et si l'envie nous prenait de partager ces réjouissances avec d'autres? «Pourquoi ne pas aller visiter des personnes âgées ou malades qui sont seules elles aussi pour les fêtes? Ou encore aller servir des repas chauds aux plus démunis? Si on a plus d'argent, rien ne nous empêche de partir en voyage. Noël, c'est la fête de l'amour. Et si on commençait par s'aimer soi-même et s'offrir un cadeau?» propose Pierre Faubert.

