26 octobre 2002 – 7 février 2004. Seize mois, cinq continents, 26 pays, 21 000 kilomètres, quelques millions de coups de pédales, des centaines de spectacles de clown et des milliers de rencontres… Derrière ces chiffres, une inoubliable expérience qui nous a changés pour la vie. Un tour du monde à vélo pour découvrir d'autres cultures.

«Le premier jour, nous regardions notre pays. Le troisième ou quatrième jour, nous nous montrions les continents. Le cinquième jour, nous avions pris conscience qu’il n’y avait qu’une seule Terre.» Astronautes de la mission Discovery 5

De Paris, nous pédalons à travers le Sahara jusqu'à Dakar, avant de nous envoler pour Buenos Aires, la Pampa et la cordillère des Andes. Après six mois de voyage, nous atterrissons en Océanie, d'où nous rallions l'Asie du Sud-Est, puis le Tibet. Après une tumultueuse épopée himalayenne, nous traversons le sous-continent indien, du Népal au Pakistan, puis de l'Iran à la Turquie, pour finalement rejoindre la France via les Balkans.

Nous avons enfourché nos bicyclettes non par goût du défi, mais pour découvrir le monde à notre rythme, hors des sentiers battus. Plus qu'un mode de transport, le vélo est un moyen de communication. Ça tombe bien: nous sommes partis plus à la rencontre des habitants que des monuments!

Jouer au clown pour créer des liens

Nous avons choisi de présenter des spectacles de clowns durant notre périple, bien que nous n'ayons alors aucune expérience dans le domaine. Écoles marocaines, villages sénégalais, hôpitaux argentins, orphelinats vietnamiens, nous en avons donné partout, étoffant nos tours au gré des représentations. Le clown, être humain primitif, est universellement compris, tant par les enfants que par les adultes. Et c'est bien souvent lui qui prend le relais quand nous ne pouvons communiquer autrement que par l'humour. Nous découvrons nos «clowns intérieurs», et ce sont eux qui nous ouvrent les portes vers nos plus belles histoires.