Il n'y a pas si longtemps, 40 jours avant Pâques, on cachait les sucreries et excluait la viande du menu le vendredi. Les familles québécoises faisaient pénitence. Mais qu’est devenu le carême? À l’ère des traditions à la carte, le carême ne fait pas exception!
Bien qu'il ait perdu en popularité en même temps que les églises se sont vidées, le carême n'a rien perdu de son sens pour ceux qui le pratiquent. Et ils ne sont pas si rares que ça. D'aussi loin qu'il se souvienne, Daniel Desjardins, 46 ans, a toujours fait le carême. « Mes parents étaient très pratiquants et croyants. À la maison, on était six enfants et on faisait tous le carême. Je me rappelle qu'on ne pouvait pas manger de bonbons », raconte-t-il, ajoutant en souriant qu'aujourd'hui, il n'y a plus que lui et sa mère qui font encore le carême dans la famille.
« Avec le temps, le côté religieux est moins présent, note Daniel Desjardins. Aujourd'hui, je vois plus le carême comme un temps d'arrêt, de réflexion, pour prendre conscience de l'abondance qui nous entoure », explique-t-il. C'est ainsi que pendant 40 jours, chaque année, Daniel Desjardins dit bye bye aux sucreries, à l'alcool, au pain, aux pâtes et aux pommes de terre. « J'en profite pour faire une cure santé! », lance en riant celui qui apprécie tellement le carême qu'il a inspiré certains de ses amis à le pratiquer eux aussi.
Aujourd'hui, je vois plus le carême comme un temps d'arrêt, de réflexion, pour prendre conscience de l'abondance qui nous entoure.
Adapter le carême
Aujourd'hui, on pratique le carême comme on en a envie et on l'adapte à notre mode de vie. En Angleterre, cette année, des évêques anglicans ont même encouragé les fidèles à profiter du carême pour faire un « jeûne technologique », c'est-à-dire passer une journée complète sans téléphone, ordinateur ou télévision, et ainsi ralentir le rythme de leur vie.

