Pas de nuance avec les gourous

Commençons d'abord par le gourou. Ce mot est dérivé du sanskrit «guru» qui signifie «maître spirituel». Cependant, en Occident, gourou désigne une personne qui est à la tête d'une secte. Sa personnalité charismatique et sa forte conviction d'être le seul à posséder la vérité, ou du moins le seul à pouvoir la transmettre, lui attirent des fidèles. Il est également convaincu d'avoir été désigné par un être supérieur afin de guider l'humanité. Une de ses grandes forces est qu'il sait écouter, ce qui lui attire facilement les confidences de ses adeptes. Cette capacité à connaître les pensées de ses fidèles lui est très utile pour pouvoir ensuite les manipuler.

En plus de ces qualités, le gourou dit posséder les clefs de tous les mystères. Avec lui, la mort, la souffrance, la violence et le sens de la vie s'expliquent aisément. Le gourou voit le monde avec des lunettes à deux couleurs: le noir et le blanc. Dans sa vision de la société, le gourou sépare les bons des méchants. Les bons se retrouvent dans son groupe et les méchants sont à l'extérieur. Pour lui, la frontière entre le Bien et le Mal est clairement définie. Le gourou ne conçoit pas les zones grises, pour le particulier, pour l'exception. Les doutes n'existent pas dans sa tête. Par conséquent, il ne peut accepter que l'on remettre en cause sa parole. Il exige de ses adeptes une soumission totale.

Ces qualités sont renforcées par d'autres plus mystiques, voire carrément surnaturelles. Ainsi, le gourou prétendra être capable de guérir des maladies incurables, de prédire l'avenir, de lire dans les pensées, de contacter des êtres spirituels, etc.