La question est noble: un être davantage spiritualisé, c'est-à-dire ouvert à la méditation, au silence, à la prière, voire à l'ascèse, est-il prédisposé à une meilleure santé, peut-être à une guérison éventuelle mieux affirmée? Comme le vieil Homère l'a proclamé, et comme bien d'autres l'ont fait par la suite, le plus grand bien qui soit en ce bas monde est, en effet, la santé.

Un très antique axiome qui fait toujours le tour du monde: Mens sana in corpore sano. «Un esprit sain dans un corps sain».

Un très antique axiome qui fait toujours le tour du monde: Mens sana in corpore sano. Traduisons: «Un esprit sain dans un corps sain». À ce propos, la sagesse populaire n'y va pas par quatre chemins. Elle proclame que «malade qui prie, malade qui guérit». Ou encore: «Aide-toi et le ciel t'aidera».

C'est ainsi que la spiritualité - force psychique - permet d'introduire en nous des motivations supplémentaires, tels le don de soi, la compassion, le soin du corps en tant que temple de l'Esprit. Voilà qui permet au souffrant d'accomplir, par sa souffrance physique, un rôle social qui, parfois, frôle l'héroïsme. Depuis plusieurs millénaires, avant même l'éclosion du christianisme, l'hindouisme dans ses formes variées ainsi que d'autres traditions spirituelles, enseignaient des voies par lesquelles les hommes, les femmes, avec un coeur dévot et confiant, peuvent acquérir une certaine libération qui ne peut qu'être bienfaisante à la santé.