Parler du réel

Dans vos conversations avec l'adepte, tentez de l'éloigner un peu de son expérience sectaire en lui parlant de la vie familiale, des activités qu'il pratiquait avant d'adhérer à la secte, des amis qu'il voit moins souvent. Parlez-lui du réel, quoi. Rappelez-lui les événements heureux qu'il a partagés avec des proches ou des camarades. Les sectes aiment bien enseigner que la vie passée de l'adepte n'a pas vraiment d'importance puisque en ce temps-là il ne possédait pas la Vérité. Parler des bons moments passés en famille ou avec des amis l'aidera à prendre un peu de distance avec la secte. Des émotions positives surgiront, se concrétiseront, voire se verbaliseront. L'adepte aura alors de la difficulté à adhérer complètement à l'affirmation de son gourou voulant que les gens du monde, ceux qui ne sont pas dans la secte, soient mauvais.

Ne pas brusquer l'adepte

Lors de vos rencontres, attention de ne pas brusquer l'adepte. Il ne faut surtout pas lui reprocher d'être dans une secte et d'être manipulé par un gourou! Personne n'admet entrer dans une secte! Votre proche aura plutôt l'impression d'avoir déniché un mouvement et un guide spirituel qui possèdent la Vérité. Mais il ne s'agit pas non plus de le conforter dans son choix. Il ne faut pas avoir peur de le confronter et même de le contredire, mais toujours avec respect. «Tu sais combien je t'aime, mais je ne suis pas d'accord avec...» est une manière plus habile d'entretenir la flamme que «Ça n'a pas de bon sens». L'important n'est pas d'avoir raison à tout prix, mais de trouver des points de rencontre avec votre proche pour renforcer sa confiance ébranlée.