Poser des questions
Posez des questions qui lui permettront de réfléchir. Il est capable de réflexion, mais son accès au jugement et à la logique est noyé dans un océan de crainte et de confusion. Demandez-lui, par exemple, s'il a consulté d'autres mouvements avant d'arrêter son choix. Essayez de lui faire dire pourquoi il est convaincu que ce groupe possède la Vérité. Demandez-lui de vous parler de son guide spirituel. Cherchez à savoir ce qu'il sait vraiment de cette personne, de ses antécédents. Habituellement le nouvel adepte ne sait pratiquement rien de l'historique de la secte, ni de son gourou. Faites-le lui remarquer. Demandez-lui s'il ne vaudrait pas mieux prendre un peu de recul afin de connaître plus en profondeur leurs histoires.
Lorsque vous lui poserez ce genre de questions, votre proche aura tendance à citer les écrits ou les discours de la secte. Lorsque vous sentirez qu'il ne fait que répéter ce que dit le gourou, demandez-lui de vous répondre dans ses propres mots. Ce petit exercice l'obligera à se distancer de la secte et de son langage. Faites-lui remarquer qu'il a tendance à s'exprimer d'une manière stéréotypée. Cela lui permettra peut-être de se rendre compte que son indépendance a été érodée par la secte. Du moins, cela ouvrira une porte.
Demandez-lui aussi s'il est moins à l'aise avec certaines croyances de la secte. Souvent, le nouvel adhérant, et même les plus anciens, n'osent pas critiquer leur maître spirituel.
Il peut être également très utile de lui poser des questions hypothétiques. Et si le gourou lui interdisait tout contact avec des personnes opposées à son cheminement? Accepterait-il? Quittera-t-il son emploi si son gourou l'exige?
Opter pour la compassion
Le désillusionnement, c'est à l'ami, au frère, à la soeur ou au parent de le mener pour lui-même et non de le balancer à l'adepte. La responsabilité du confident est de reconduire avec force et compassion l'adepte vers l'indépendance. C'est tout, et déjà bien assez.

