La cellulite n'est, ni plus ni moins, qu'une accumulation de graisse sous-cutanée. On estime en fait que près de 90 % des femmes ont de la cellulite, à des degrés divers, contre un homme sur cinquante. C'est pourquoi on considère la cellulite comme typiquement féminine.

Des cellules graisseuses

La cellulite se loge en fait dans l'hypoderme, une couche de tissu adipeux située juste sous le derme et l'épiderme. C'est l'hypoderme qui donne au corps ses formes plus ou moins arrondies. L'hypoderme est composé de cellules graisseuses, les adipocytes, qui constituent une réserve fondamentale d'énergie pour l'organisme, en stockant et en libérant les acides gras. Ces cellules sont organisées en grappes de lobules, séparées les unes des autres par du tissu conjonctif, un peu à la façon des mailles d'un filet. Lorsque les adipocytes grossissent, ils traversent les mailles du tissu conjonctif et forment de petites protubérances. C'est ce qui donne à la cellulite son aspect de peau d'orange.

La cellulite au féminin, une question de lobules

Certaines particularités expliquent le caractère typiquement féminin de la cellulite. Chez la femme, les lobules graisseux sont non seulement plus gros, mais ils sont délimités par des cloisons parallèles situées perpendiculairement au derme. Si on pince la peau, ils apparaissent en forme de losange, un peu comme le capitonnage d'un matelas. Chez l'homme, les lobules sont plus petits et ils sont placés de façon oblique par rapport au derme. Lorsqu'on pince la peau, les lobules glissent donc les uns sur les autres, sans faire de capitons.

Le taux de graisse est aussi plus important chez la femme. Alors qu'il représente environ 12 % de la masse corporelle chez un homme de poids normal, il atteint environ 22 % chez la femme.

De plus, la distribution des adipocytes dans le corps varie selon le sexe. Chez la femme, ils se situent surtout au niveau du ventre, des cuisses, des fesses et des hanches, tandis que chez l'homme, ils sont plutôt localisés dans l'abdomen. Tout cela ajouté à une peau plus mince chez la femme, nous voici devant la cellulite, un phénomène, somme toute, presque physiologique.

Trois degrés de cellulite

On reconnaît généralement trois degrés de cellulite. Au premier degré, la peau présente un aspect lisse lorsque la personne est debout ou couchée, mais révèle un aspect de peau d'orange lorsqu'on pince la peau. Au deuxième degré, la peau d'orange est visible lorsque la personne est debout, mais n'est pas apparente en position couchée. Enfin, au troisième degré, la peau d'orange est nettement perceptible, que la personne soit debout ou couchée.

Aucune femme n'est à l'abri de la cellulite

Les causes directes de la cellulite ne sont pas clairement établies, mais certains facteurs semblent influencer son apparition à des degrés divers, selon l'individu. L'hérédité, la fluctuation des hormones à l'adolescence, pendant la grossesse et à la ménopause, la prise de contraceptifs oraux, les problèmes circulatoires, la surcharge de poids, le régime alimentaire, le tabagisme, l'alcool et même le stress semblent tous incriminés. À cause de ces facteurs multiples, la cellulite n'épargne pas les minces. Douce revanche de la nature: même les mannequins se plaignent de leurs capitons.

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