Pré éclampsie ou toxémie gravidique les Symptômes

redaction mai 22, 2017 Commentaires fermés sur Pré éclampsie ou toxémie gravidique les Symptômes

Appelée aussi toxémie gravidique, la pré-éclampsie touche aujourd’hui de nombreuses femmes enceintes. Souvent sournoise, elle peut apparaître dans la seconde moitié de grossesse. Mais la maladie peut se manifester aussi pendant, et même après l’accouchement. Alors, comment se manifeste la pré-éclampsie ? Comment la dépister ? Comment la traiter ? Voici l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur cette infection.




Qu’est-ce que la pré-éclampsie ?

grossesse

Il s’agit d’une infection qui s’apparente à une hypertension artérielle gravidique (HTA) combinée avec une protéinurie (présence de protéines dans le sang). Selon le degré de la maladie, on parlera d’une pré-éclampsie légère ou sévère. Environ 3 % à 7 % des femmes enceintes subissent des complications au cours de leur grossesse lorsque l’infection n’est pas traitée à temps. En effet, cette infection constitue l’une des principales causes de mortalité chez les femmes enceintes.

Les causes de la maladie 

La pré-éclampsie peut être liée à un mauvais emplacement du placenta dans l’utérus. Normalement, le placenta doit s’implanter dans la paroi utérine. Ce qui facilite le bon développement du fœtus pendant la grossesse. Mais il peut arriver que le placenta ne soit pas bien implanté dans l’utérus, ce qui ne permet pas aux artères de lui fournir correctement du sang. Et les changements dans le flux sanguin, au niveau du placenta, peuvent favoriser la présence de certaines protéines dans le sang. Dans cette condition, la pré-éclampsie peut apparaître à n’importe quel moment.

La maladie peut être provoquée par une élévation de la tension artérielle chez la femme enceinte. Certains problèmes de santé comme le diabète peuvent également en être la cause. Il faut toutefois rappeler que tous les facteurs à l’origine de la pré-éclampsie ne sont pas connus à ce jour.

Les symptômes de la pré-éclampsie 

La pré-éclampsie est une infection parfois asymptomatique. Toutefois, celle-ci peut se manifester par une élévation de la pression artérielle. La patiente peut voir apparaître des enflures sur certaines parties de son corps (au visage, aux pieds, à la cheville, etc.) ou des gonflements autour des yeux ou au niveau des mains. Ces symptômes sont généralement accompagnés d’une prise de poids relativement considérable.

Une femme atteinte de pré-éclampsie peut souffrir de maux de tête persistants et sévères ou encore des troubles de vision. Elle peut montrer aussi une grande sensibilité à la lumière. Les précédents symptômes peuvent être associés à des vomissements ou une intense douleur au niveau de l’abdomen supérieur.

Comment diagnostiquer la pré-éclampsie ?

La pré-éclampsie  peut être diagnostiquée pendant une prise de tension artérielle ou une analyse des urines (un taux de protéines supérieur à 0,3 g/24h est anormal). Une tension anormalement élevée et la présence suspecte de protéines dans les urines permettront au médecin de reconnaître une pré-éclampsie. Chez une femme enceinte, la pression artérielle est dite élevée lorsqu’elle affiche une valeur moyenne de 140 en lecture systolique, ou une valeur de 90 ou plus en lecture diastolique. Pour une pression artérielle dépassant la valeur de 160 en lecture systolique ou 110 en lecture diastolique, la pré-éclampsie est qualifiée de sévère.

Toutefois, en cas d’absence de protéines dans le sang, le médecin peut demander des examens supplémentaires (prise de sang pour analyser le fonctionnement des riens et du foie) afin de diagnostiquer l’infection.

Quels sont les facteurs de risque ?




En général, une femme qui a déjà été affectée lors d’une grossesse est susceptible de présenter de nouveaux cas à l’avenir. Cette maladie est aussi fréquente pendant une première grossesse. Parmi les facteurs à risque connus, on peut citer une hypertension chronique, une hypertension gestationnelle ou les troubles liés à une mauvaise coagulation du sang. Les sujets obèses ou diabétiques peuvent sont aussi exposés à la pré-éclampsie. Une femme enceinte à moins de 20 ans ou à plus 40 ans est susceptible d’être affectée. Par ailleurs, le fait d’avoir une personne de sa famille qui a déjà eu une pré-éclampsie peut être un facteur de risque pour contracter l’infection. Enfin, les cas de grossesses multiples, d’antécédents d’hypertension artérielle ou une maladie liée aux riens font aussi partie des facteurs à risque.

Comment traiter un cas de pré-éclampsie ?

Le traitement de l’infection dépend avant tout de son degré d’évolution, du développement du fœtus et de l’état de la femme enceinte. Mais dans la plupart des cas, la patiente est mise sous surveillance médicale pour une évaluation initiale de son état de grossesse. En phase d’hospitalisation (dans la plupart des cas), la femme enceinte sera soumise à une prise de tension artérielle, à l’examen des urines et à l’échographie abdominale ou Sonogram (indispensable de vérifier le développement du bébé).

Lorsque la maladie est à un stade initial, il n’y a aucun traitement proprement dit. Le médecin traitant doit tout faire pour mener la grossesse à terme, en baissant régulièrement la pression artérielle de la patiente. Cela permet de maintenir la grossesse dans les limites normales des neuf mois. Cependant, si la maladie évolue vite, cela peut entraîner un accouchement précoce.

En cas d’une pré-éclampsie sévère, le médecin peut utiliser les corticostéroïdes pour analyser les plaquettes de sang et limiter tout cas d’hémorragie. La patiente reçoit souvent du sulfate de magnésium par transfusion intraveineuse. Cette substance, agissant comme un anticonvulsivant, permet d’accroître le flux sanguin vers l’utérus. Ce traitement va agir notamment sur les risques de convulsions afin de prévenir de nouvelles crises de pré-éclampsie. Dans cette situation, un traitement médicamenteux supplémentaire peut être envisagé pour abaisser rapidement la tension artérielle chez la patiente.

Après l’accouchement, la patiente est maintenue sous surveillance médicale. Pendant cette phase, sa pression artérielle sera vérifiée au quotidien jusqu’à atteindre un niveau stable. Cela permet aussi à son médecin traitant de déceler tout éventuel cas de complications.

Comment prévenir un cas de pré-éclampsie ?

Malgré de nombreuses recherches sur les facteurs de prévention de la pré-éclampsie, aucune n’a donné un résultat satisfaisant à ce jour. Seuls de bons soins prénataux permettent de détecter et de prévenir l’infection. Savoir reconnaître les signes précurseurs de la maladie est aussi important pour prévenir toute crise de pré-éclampsie pendant la grossesse.



Enregistrer

Enregistrer

Comments are closed.