Pourquoi mon voisin se porte-t-il à merveille après ses 65 heures de travail hebdomadaires? Alors que moi, je crawle jusqu'à mon bureau au bout de 30 heures?

Chaque personne a un rapport au travail différent

«Chaque individu est unique, fait valoir Sylvie Boucher, psychologue et conférencière. Toute une série de facteurs peuvent influencer l'énergie disponible pour le travail: l'état de santé, le mode de vie (célibataire ou parent), l'âge et aussi l'importance que l'on accorde au travail par rapport aux autres secteurs de sa vie (famille, amis, loisirs). Les bénéfices (sécurité financière, plaisir, valorisation) qu'on peut retirer du travail ne sont pas les mêmes pour tous, et ils sont parfois insuffisants. Par conséquent, chacun doit accepter qui il est et vivre en fonction de ses besoins et de ses limites.»

Niveau de pression et sensibilité au stress

L'attitude qu'on entretient face au travail joue aussi un rôle clé. Certains ont la faculté de surfer sur les contraintes et gardent le sourire dans les pires situations. Un peu James Bond sur les bords... D'autres sont plus sensibles au stress et ne travaillent bien que quand la pression est faible. Or, dans les milieux professionnels, on tient de moins en moins compte des différences individuelles et on exige de tous qu'ils soient hautement performants. C'est encore plus vrai depuis quelques années. Sous l'influence de la mondialisation, on attend désormais de l'ensemble des employés une rentabilité et une productivité élevées. On veut des individus interchangeables, qu'on peut jeter après utilisation maximale. Pas facile de rester zen dans un tel contexte.