Changer de comportement: un défi?

« D'emblée, certaines personnes sont très ouvertes aux défis et aux changements. D'autres ont plus de difficulté à sortir de leur zone de confort », remarque Lyson Marcoux. Elle admet toutefois qu'à tempérament égal, il peut être plus facile pour une personne de 20 ans que pour une autre de 60 ans de changer un comportement.

« Sur le plan cognitif, plus on vieillit, plus il faut se donner le temps et les moyens d'apprendre. L'apprentissage d'une langue seconde, par exemple, se fait beaucoup plus facilement à 5 ans qu'à 60 ans. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut plus apprendre ou changer, mais ça demandera plus de temps et plus d'énergie. »

Elle poursuit: « Avec l'âge, la routine s'installe et il peut devenir plus difficile de sortir de sa zone de confort. Il ne faut pas oublier non plus qu'à 40 ou 60 ans, le changement a un impact plus grand et touche souvent la vie de d'autres personnes que soi. À 20 ans, on est peut-être plus flexible parce que moins conscient des conséquences du changement. Les répercussions ne sont pas les mêmes », ajoute la psychologue.

Il n'y a toutefois pas que des désavantages à être d'un âge plus avancé lorsque l'on souhaite modifier un comportement. « Les personnes plus âgées sont souvent plus disciplinées, plus organisées », observe Jean-François Villeneuve. « L'avantage, à 60 ans, c'est que l'expérience de la vie joue en ta faveur. Les personnes de cet âge ont souvent développé une plus grande persévérance et savent ce que ça implique de changer », ajoute Lyson Marcoux.