Exercer son autorité parentale
Dans près de 80 % des divorces, la garde des enfants est accordée à la mère. Il se peut que vous, le père, vous sentiez à l'écart. À preuve, le nombre élevé de pères qui décrochent et prennent leur distance après le jugement. Au Québec pourtant, la garde des enfants et l'autorité parentale sont deux choses distinctes. Même si vous ne voyez vos enfants que tous les quinze jours et pendant les vacances, vous conservez toute votre autorité parentale. Vous avez le droit de participer à l'éducation des enfants et de prendre des décisions qui les concernent. L'ordonnance de garde n'est pas tout. Pour éviter les discussions, insistez pour que les modalités d'exercice de vos droits de père soient claires. N'hésitez pas à aller dans les détails. Les enfants ont besoin de leurs deux parents. En maintenant le contact avec eux et en participant aux décisions, vous vous sentirez moins isolé, et vos enfants, eux, moins abandonnés.
La médiation pour plus de coopération
Lorsque les négociations sont difficiles, il faut parfois recourir à la médiation, un mode de résolution de conflit, basé sur la coopération. Le médiateur amène les personnes à élaborer une entente viable et satisfaisante pour chacun. Il n'a pas de pouvoir décisionnel. Son rôle est plutôt de favoriser la communication entre les conjoints pour qu'ils puissent exprimer leurs attentes, leurs besoins et leurs objectifs. Au Québec, les couples avec enfants à charge - qu'ils soient mariés ou conjoints de fait - peuvent recevoir gratuitement les services d'un médiateur professionnel accrédité. Même s'ils n'optent pas pour la médiation, les couples avec enfants à charge qui ne s'entendent pas sur l'une ou l'autre des conséquences de la rupture doivent assister à une séance d'information avant d'être entendus par le tribunal.
Toujours penser aux enfants
En matière de divorce, il y a les enfants, les enfants et les enfants. Père et mère doivent confronter la réalité, pas simplement la tolérer. La partie n'est jamais gagnée. Le grand psychiatre français Maurice Berger raconte à cet effet l'histoire d'un couple qui, pendant longtemps, a voulu épargner tout son petit monde: «Un couple de centenaires se présente chez un avocat pour divorcer. À ce dernier, étonné, ils confient: "Nous voulions attendre que nos enfants soient morts".»
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